Une fiche technique papetière indique « GC2, 300 g/m², main 1,55 cm³/g ». Un devis de sachets mentionne « PET12/ALU7/PEBD70 ». Une offre de caisses affiche « cannelure B, 125K/125T », et un appel d'offres pour gobelets demande « PE 15 g/m² une face, ou dispersion ». Chaque ligne est une spécification matière complète en abrégé, et un acheteur qui ne sait pas la décoder ne peut ni comparer des fournisseurs, ni contester un prix, ni repérer une substitution. Ce glossaire des matériaux d'emballage définit les termes de fibres, de papier, de carton, de carton ondulé, de films, de couchages, de colles et de fibre moulée qui se cachent derrière ces lignes, avec les valeurs usuelles, les unités et ce que chaque propriété change en matière de coût, de performance et de conformité.

Comment utiliser ce glossaire des matériaux d'emballage

Chaque entrée donne le terme, son abréviation et, lorsque c'est utile, la variante allemande (DE), néerlandaise (NL) ou anglo-saxonne (UK/US), suivis d'une définition autonome : ce qu'est le matériau ou la propriété, comment il est fabriqué ou mesuré, et pourquoi il compte dans une spécification. Les valeurs usuelles sont présentées comme telles, car les papeteries, les fabricants de films et les méthodes d'essai varient ; les valeurs contractuelles de chaque commande proviennent de la spécification convenue et des fiches techniques des fournisseurs, confirmées lors du devis et de la revue technique. Lorsqu'un autre guide 9 Packaging traite un sujet en détail, l'entrée renvoie vers lui.

Cette page est l'un des cinq sous-glossaires du glossaire de l'emballage, qui regroupe des définitions courtes des termes les plus courants, tous sujets confondus. Les termes d'impression et de prépresse figurent dans le glossaire impression et prépresse, les termes de machines et de procédés dans le glossaire transformation et fabrication, les méthodes d'essai et les défauts dans le glossaire essais et qualité, et les termes juridiques, de durabilité et de commerce dans le glossaire réglementation, durabilité et commerce.

Le tableau montre comment décoder des lignes de spécification courantes à l'aide des termes ci-dessous.

Sur le devis ou la fiche techniqueCe que cela signifieEntrées clés
GC2, 300 g/m², main 1,55 cm³/gCarton FBB couché à dos crème, 300 g/m², environ 465 µm d'épaisseurDIN 19303 ; FBB ; Main
Carton pour gobelets 230 g/m² + PE 15 g/m² 1FCarton pour gobelets enduit sur une face de 15 g/m² de polyéthylèneCarton pour gobelets ; Enduction PE par extrusion ; Grammage d'enduction
Cannelure B, 125K/125TCarton ondulé simple cannelure B avec un kraftliner de 125 g/m² et un testliner de 125 g/m²Notation des qualités de carton ondulé ; Cannelure B ; Kraftliner ; Testliner
PET12/ALU7/PEBD70Complexe de PET 12 µm, de feuille d'aluminium 7 µm et de PEBD 70 µm de scellage, de l'extérieur vers l'intérieurComplexe ; PET ; Feuille d'aluminium ; PEBD
PEBD/PEBDL 50 µm, 30 % PCRFilm PE soufflé de 50 µm contenant 30 % de matière recyclée post-consommationPEBD ; PEBDL ; PCR et PIR
Kraft MG 40 g/m², KIT 6, sans FCKraft frictionné (MG), résistance aux graisses notée KIT 6, sans composés fluorésPapier MG ; Composés fluorés

Fibres et pâtes

Comment le bois et le papier récupéré deviennent la fibre des emballages, et quels termes de mise en pâte et de blanchiment figurent dans les déclarations des papeteries. Les comparaisons par qualité figurent dans notre guide sur les qualités de papier d'emballage.

Pâte blanchie et pâte écrue (DE : gebleicht / ungebleicht)

La pâte écrue garde la couleur brune de la lignine, le liant naturel du bois que la cuisson n'élimine pas entièrement ; elle est la base du papier kraft brun, du kraftliner et du carton kraft. Dans la pâte blanchie, la lignine résiduelle est éliminée ou éclaircie par une séquence de blanchiment en plusieurs stades, ce qui donne une fibre blanche pour les surfaces imprimées exigeantes ou en contact avec les aliments. Le blanchiment fait perdre du rendement et un peu de résistance, c'est pourquoi le kraft écru est en général l'option la plus résistante pour un grammage donné.

Pâte chimique (DE : Zellstoff)

La pâte chimique est une fibre séparée du bois par cuisson des copeaux dans des produits chimiques qui dissolvent la majeure partie de la lignine, ce qui laisse des fibres longues, souples et qui se lient bien. La mise en pâte chimique donne en général environ 45-55 % du bois sous forme de fibre, contre 90 % ou plus pour la pâte mécanique : elle coûte donc plus cher à la tonne, mais offre une résistance par gramme bien supérieure. Les deux procédés chimiques sont le kraft (au sulfate) et le sulfite ; le kraft domine les qualités d'emballage.

CTMP (pâte chimico-thermomécanique)

La CTMP est une pâte obtenue en imprégnant des copeaux de bois d'un produit chimique doux, en général du sulfite de sodium, puis en les passant à la vapeur et en les raffinant sous pression. Elle conserve le rendement élevé de la pâte mécanique (environ 90 %) tout en donnant des fibres plus propres et plus rigides, qui construisent une feuille volumineuse. La CTMP forme habituellement le pli central du carton FBB (folding boxboard) et de certains cartons pour liquides, et c'est la principale raison pour laquelle le FBB est plus rigide par gramme que le carton SBS.

Voir : FBB, SBS ou WLC

Pâte désencrée (DIP)

La pâte désencrée est une fibre recyclée dont l'encre d'impression a été retirée, en général par flottation et lavage, pour obtenir une pâte plus claire et plus propre. Elle sert dans la ouate de cellulose, le papier journal et les couches de surface blanches de certains cartons et couvertures recyclés. Le désencrage retire l'essentiel de l'encre, mais pas tous les résidus : l'usage au contact des aliments dépend donc toujours de l'évaluation du matériau fini.

Blanchiment ECF et TCF (sans chlore élémentaire ; totalement sans chlore)

Le blanchiment ECF (elemental chlorine free, sans chlore élémentaire) utilise du dioxyde de chlore à la place du chlore gazeux et constitue la méthode dominante pour la pâte chimique blanchie dans le monde. Le blanchiment TCF (totally chlorine free, totalement sans chlore) n'utilise aucun composé chloré et s'appuie sur l'oxygène, l'ozone et le peroxyde d'hydrogène. Les deux figurent dans les déclarations des papeteries ; certains donneurs d'ordre imposent l'un ou l'autre dans leurs politiques de durabilité.

Pâte kraft (pâte au sulfate ; DE : Sulfatzellstoff ; US : sulfate)

La pâte kraft est une pâte chimique obtenue en cuisant des copeaux de bois dans une solution d'hydroxyde de sodium et de sulfure de sodium, les produits chimiques étant récupérés et réutilisés dans la papeterie. Le procédé préserve la résistance des fibres, ce qui a donné son nom au papier kraft, du mot allemand et suédois pour « force ». On parle de pâte au sulfate parce que le sulfate de sodium sert d'appoint chimique dans le cycle de récupération ; « sulfate » et « kraft » désignent le même procédé, comme dans solid bleached sulphate (SBS).

Voir : qualités de papier d'emballage

Pâte mécanique (pâte de bois broyé, TMP ; DE : Holzstoff)

La pâte mécanique est obtenue en broyant des grumes contre une meule (pâte de bois broyé) ou en raffinant des copeaux entre des disques (pâte thermomécanique, TMP), ce qui sépare les fibres par la force plutôt que par la chimie. Le rendement est en général de 90 % ou plus et la pâte est volumineuse et opaque, mais elle conserve sa lignine : elle est donc moins résistante que la pâte chimique et jaunit à la lumière. Dans l'emballage, on la trouve surtout dans les plis centraux du carton FBB.

Fibres non ligneuses

Les fibres non ligneuses sont des pâtes issues de plantes autres que les arbres, comme la bagasse de canne à sucre, le bambou, la paille de blé, le roseau ou les linters de coton. Elles sont très utilisées dans la vaisselle en fibre moulée et dans certains papiers ; la longueur, la résistance et la propreté des fibres varient selon la plante et le procédé de mise en pâte. Une origine non ligneuse ne rend pas à elle seule un produit compostable, sans PFAS ou moins impactant ; cela dépend des additifs, des couchages et de la chaîne d'approvisionnement.

OCC (vieux cartons ondulés, VCO)

L'OCC désigne les caisses en carton ondulé usagées collectées pour le recyclage, première source de fibres recyclées pour le testliner, les papiers de cannelure recyclés et les papiers kraft recyclés. Ses fibres longues, issues du kraft, lui donnent de la valeur, mais la qualité varie selon les contaminations, l'humidité et le nombre de fois où la fibre a déjà été recyclée. Les prix de l'OCC évoluent avec la demande et influent directement sur le coût des papiers recyclés pour carton ondulé.

Qualités de papiers et cartons récupérés (EN 643)

L'EN 643 est la liste européenne normalisée des qualités de papiers et cartons à recycler ; elle définit des catégories comme les papiers mêlés, les emballages en carton ondulé, les journaux et les papiers blancs de haute qualité. Les papeteries achètent le papier récupéré selon ces qualités, qui fixent des limites pour les matières interdites et les composants non papetiers. La conception de l'emballage détermine dans quelle qualité l'article usagé est classé et si les papeteries l'acceptent.

Fibres recyclées (fibres de récupération ; DE : Recyclingfaser, Altpapierfaser)

Les fibres recyclées sont une pâte obtenue à partir de papiers et cartons récupérés par désintégration, épuration et nettoyage, parfois avec désencrage. Elles abaissent le coût matière et la charge environnementale, mais offrent moins de résistance par gramme et plus de variations de teinte, et peuvent contenir des résidus comme des hydrocarbures d'huiles minérales issus d'impressions antérieures ; le contact direct avec les aliments exige donc généralement une évaluation ou une barrière fonctionnelle. Les fibres raccourcissent et se rigidifient à chaque recyclage, ce qui limite le nombre de cycles possibles.

Voir : qualités de papier d'emballage ; barrières aux huiles minérales et étuis aptes au contact alimentaire

Raffinage (battage ; DE : Mahlung)

Le raffinage, aussi appelé battage, est le traitement mécanique de la pâte entre les barres de disques rotatifs, qui fibrille la surface des fibres pour qu'elles se lient plus étroitement dans la feuille. Plus le raffinage est poussé, plus la masse volumique, la résistance à la traction et le lissé augmentent et plus la porosité diminue, tandis que la résistance à la déchirure et la main baissent en général au-delà d'un certain point. Le degré de raffinage se mesure par l'indice d'égouttage en degrés Schopper-Riegler (ISO 5267-1) ou en Canadian Standard Freeness (ISO 5267-2) ; le papier ingraissable et le papier cristal tirent leur résistance aux graisses d'un raffinage très poussé.

Fibres de résineux et de feuillus (fibre longue et fibre courte ; DE : Langfaser, Kurzfaser)

Les fibres de résineux, issues de conifères comme le pin et l'épicéa, mesurent en général environ 2-4 mm, tandis que celles de feuillus comme le bouleau, l'eucalyptus ou l'acacia mesurent en général environ 1 mm. La fibre longue apporte la résistance à la déchirure et à la traction et constitue l'ossature du kraft pour sacs et du kraftliner ; la fibre courte apporte le lissé, la formation et l'opacité. La plupart des papiers et cartons mélangent les deux pour équilibrer résistance et surface d'impression.

Pâte au sulfite (US : sulfite pulp ; DE : Sulfitzellstoff)

La pâte au sulfite est une pâte chimique cuite à l'acide sulfureux et aux sels de bisulfite, et non dans la liqueur alcaline du procédé kraft. Elle se blanchit et se raffine plus facilement que la pâte kraft, mais donne des fibres plus faibles, et sa part dans la production mondiale de pâte est aujourd'hui faible. Elle subsiste dans des qualités spéciales, dont certains papiers ingraissables et papiers cristal, et dans les pâtes à dissoudre destinées aux produits cellulosiques.

Fibres vierges (fibres fraîches ; DE : Frischfaser)

Les fibres vierges sont une pâte fabriquée directement à partir de bois ou d'autres plantes, et non de papier récupéré. Elles offrent plus de résistance par gramme, une teinte stable et un historique connu, ce qui explique qu'on les spécifie couramment pour le contact direct avec des aliments gras, humides ou chauds. Aucune règle de l'UE, du Royaume-Uni ou des États-Unis n'impose en tant que telles les fibres vierges ; c'est une façon parmi d'autres de répondre aux obligations de contact alimentaire, aux côtés des barrières fonctionnelles.

Voir : qualités de papier d'emballage

Qualités de papier

Les qualités de papier nommées qui apparaissent sur les devis d'emballages. Les papiers d'emballage alimentaire sont comparés dans notre guide papier ingraissable, papier sulfurisé ou papier paraffiné.

Airlaid (non-tissé airlaid)

L'airlaid est un non-tissé doux, d'aspect textile, fabriqué à partir de pâte fluff de cellulose formée en voile à l'air plutôt qu'à l'eau, puis liée, en général par un liant latex ou des fibres thermoplastiques. Il est plus épais, plus absorbant et plus proche d'un textile que la ouate de cellulose ; on l'emploie pour des serviettes haut de gamme, des tampons absorbants et des nappes. Le type de liant détermine s'il peut être recyclé avec les papiers.

Voir : serviettes en papier 1, 2, 3 plis et airlaid

Papier cuisson (US : parchment paper ; DE : Backpapier ; NL : bakpapier)

Le papier cuisson est une base de papier ingraissable ou de papier sulfurisé enduite de silicone sur une ou deux faces, qui donne une surface antiadhésive supportant en général des températures de four d'environ 220-230 °C, selon la qualité. Aux États-Unis, il est le plus souvent vendu sous le nom de parchment paper, ce qui prête à confusion avec le papier sulfurisé non enduit. C'est un papier antiadhésif, et non un emballage à emporter, et il ne se thermoscelle pas.

Voir : papier ingraissable, papier sulfurisé ou papier paraffiné

Papier couché (C1S, C2S ; DE : gestrichenes Papier)

Le papier couché porte un couchage pigmentaire de minéraux fins, comme le kaolin ou le carbonate de calcium, maintenus par un liant, appliqué sur une face (C1S) ou sur les deux (C2S). Le couchage comble la surface fibreuse et donne un lissé, un brillant et une netteté d'impression supérieurs à ceux du papier non couché. Dans l'emballage, il sert pour les étiquettes, les emballages haut de gamme et les papiers de sacs ; un couchage pigmentaire améliore l'impression, pas la résistance aux graisses ni à l'eau, qui exigent une barrière.

Kraft extensible (kraft extensible pour sacs)

Le kraft extensible est un papier kraft compacté dans le sens machine dès la machine à papier (microcrêpage, souvent connu sous le nom commercial Clupak), ce qui lui permet de s'allonger de plusieurs pour cent avant de se rompre. Cet allongement accroît l'énergie de traction absorbée et permet à un papier plus léger de résister à des chutes et à des chocs qui feraient éclater un kraft classique. C'est le papier standard des sacs multiplis ; on l'emploie parfois pour des sacs cabas renforcés.

Voir : qualités de papier d'emballage

Papier cristal (glassine ; DE : Pergamin)

Le papier cristal est un papier ingraissable supercalandré, c'est-à-dire pressé entre des cylindres polis, jusqu'à devenir lisse, dense et translucide, en général à environ 40-90 g/m². Il résiste aux graisses et à l'air par sa densité et sert pour les sachets boulangerie, les feuilles intercalaires, la confiserie et, siliconé, comme support antiadhésif d'étiquettes. Il peut devenir cassant en atmosphère froide et sèche.

Voir : qualités de papier d'emballage

Papier ingraissable (DE : Pergamentersatz, fettdichtes Papier ; NL : vetvrij papier)

Le papier ingraissable est un papier dont les fibres sont raffinées si intensément que la feuille devient dense et presque sans pores : il résiste aux graisses par sa structure et non par un couchage. Il pèse en général 30-60 g/m², sa résistance aux graisses est évaluée par le test KIT et, correctement fabriqué, il n'exige aucun composé fluoré. Il n'est pas imperméable à l'eau et ne se thermoscelle pas, et son traitement au titre de la REP varie selon les systèmes ; il faut donc le spécifier par son grammage, son niveau KIT et son statut sans fluor plutôt que par son seul nom.

Voir : papier ingraissable personnalisé imprimé ; papier ingraissable, papier sulfurisé ou papier paraffiné

Papier résistant aux graisses

Le papier résistant aux graisses est un papier de base ordinaire, souvent du kraft frictionné (MG), rendu résistant aux corps gras par un couchage ou un traitement de surface plutôt que par raffinage des fibres. Sa performance dépend de l'intégrité du couchage : les pliures et les rainures peuvent devenir des points faibles. La spécification doit indiquer le type de couchage, le niveau KIT et la confirmation qu'aucun composé fluoré n'est ajouté intentionnellement.

Voir : sachets alimentaires résistants aux graisses

Papier kraft (DE : Kraftpapier ; NL : kraftpapier)

Le papier kraft est un papier fabriqué à partir de pâte chimique obtenue par le procédé kraft (au sulfate), qui conserve des fibres longues et résistantes. Il est fourni écru (brun), blanchi (blanc) ou avec fibres recyclées, en qualités apprêtées machine (MF), frictionnées (MG) ou kraft pour sacs, en général d'environ 25 g/m² pour les sachets alimentaires légers à 150 g/m² ou plus pour les sacs cabas robustes. Le mot seul ne dit rien du grammage, de l'origine de la fibre ni de la surface : une spécification kraft doit donc donner les trois.

Voir : qualités de papier d'emballage ; kraft brun, blanc ou recyclé pour sacs

Kraft MF (kraft apprêté machine ; machine finished)

Le kraft MF, ou kraft apprêté machine, présente la même texture mate sur les deux faces, obtenue par un léger calandrage sur la machine à papier. C'est le matériau standard des sacs cabas à poignées et des sacs SOS, en général d'environ 50-80 g/m² pour les sacs SOS et les sacs à emporter légers jusqu'à 120-150 g/m² pour les sacs de vente plus lourds. Sa surface ouverte donne un aspect naturel mais absorbe l'encre : les trames fines et les petits textes en réserve y bouchent plus facilement.

Voir : grammage des sacs papier

Papier MG (papier frictionné ; kraft frictionné ; machine glazed)

Le papier MG, ou papier frictionné, est séché contre un grand cylindre frictionneur (cylindre Yankee) poli et chauffé à la vapeur, qui lui donne une face lisse et brillante et laisse l'autre rugueuse. Son grammage est en général d'environ 25-60 g/m² et il constitue la base standard des sachets de comptoir, des sachets pour sandwichs et des sachets boulangerie ainsi que de nombreux papiers d'emballage alimentaire. La face frictionnée s'imprime plus nettement et retient un peu mieux les graisses que le kraft MF, mais le papier frictionné n'est pas ingraissable pour autant.

Voir : qualités de papier d'emballage

Kraft recyclé (papier brun recyclé)

Le kraft recyclé est une appellation commerciale pour un papier d'emballage brun fabriqué en tout ou en grande partie à partir de fibres de récupération, le plus souvent de l'OCC et de papiers kraft usagés, et non de pâte kraft fraîche. Sa résistance par gramme est plus faible que celle du kraft vierge, et sa teinte comme ses points d'impuretés varient davantage ; les sacs exigent donc souvent un grammage plus élevé pour la même charge. Certaines juridictions américaines fixent un minimum de contenu recyclé post-consommation pour les sacs papier de caisse (carryout bags), ce qui fait du pourcentage de matière recyclée un élément de la spécification sur ces marchés.

Voir : kraft brun, blanc ou recyclé pour sacs ; réglementation des sacs papier par marché

Kraft pour sacs (DE : Sackkraftpapier)

Le kraft pour sacs est un papier kraft résistant et poreux, fabriqué à partir de longues fibres vierges de résineux pour les sacs multiplis, en général de 70-120 g/m². Il est conçu pour une forte absorption d'énergie de traction (TEA), afin qu'un sac rempli résiste aux chutes, et pour une forte perméabilité à l'air, afin que les sacs de ciment ou de farine se désaèrent pendant le remplissage. Il existe en qualités standard et extensibles et sert d'étalon de ce qu'est un « kraft résistant », même si les emballages de vente imprimés en exigent rarement autant.

Voir : qualités de papier d'emballage

Ouate de cellulose (papier tissu ; DE : Tissue, Hygienepapier)

La ouate de cellulose, ou papier tissu, est un papier très léger, doux et absorbant, généralement bien inférieur à 30 g/m² par pli, séché sur un cylindre frictionneur (Yankee) et décollé par une racle de crêpage qui lui donne du volume et de l'élasticité. On l'utilise pour les serviettes, les essuie-mains et le papier de soie d'emballage ; les plis sont assemblés et gaufrés pour l'épaisseur et la douceur. Certaines qualités contiennent des agents de résistance à l'état humide pour que les serviettes tiennent lorsqu'elles sont mouillées.

Voir : serviettes en papier 1, 2, 3 plis et airlaid

Papier sulfurisé (parchemin végétal ; DE : Pergament, Pergamentpapier)

Le papier sulfurisé est un papier passé brièvement dans un bain d'acide sulfurique qui gélifie et soude les fibres de surface, puis lavé et séché. Il offre une forte résistance à l'état humide, une très bonne résistance aux graisses et une tolérance à l'ébullition et à la cuisson, et c'est ce que désigne à proprement parler le mot allemand Pergament. Il coûte en général plus cher que le papier ingraissable et s'emploie lorsqu'il faut une résistance à l'état humide ou à la chaleur sans couchage.

Voir : papier ingraissable, papier sulfurisé ou papier paraffiné

Papier paraffiné (US : wax paper, aussi deli paper)

Le papier paraffiné est un papier léger traité à la paraffine ou à une autre cire, qui lui donne une bonne résistance à l'eau et à l'humidité mais peu de tolérance à la chaleur, car la cire se ramollit et fond. Aux États-Unis, deli paper est une appellation commerciale de feuilles légères de comptoir aptes au contact alimentaire, qui sont le plus souvent du papier paraffiné à sec mais parfois du papier ingraissable ; la matière doit donc être précisée. Le papier fortement paraffiné se repulpe mal.

Voir : papier ingraissable, papier sulfurisé ou papier paraffiné

Kraft blanc (kraft blanchi)

Le kraft blanc est un papier kraft fabriqué à partir de pâte kraft blanchie, qui offre une base blanche nette pour une impression éclatante et un aspect soigné sur les sachets alimentaires. Il est en général un peu moins résistant que le kraft écru de même grammage et coûte plus cher. Les couleurs s'impriment plus vives et plus proches de la cible sur kraft blanc que sur kraft brun, où la teinte de fond ternit et décale les couleurs.

Voir : kraft brun, blanc ou recyclé pour sacs

Propriétés et unités du papier

Les mesures qui figurent sur une fiche technique de papier ou de carton. Les méthodes d'essai de résistance et de barrière sont définies dans le glossaire essais et qualité.

Poids de base (US : basis weight ; livres par rame)

Le poids de base est la façon américaine d'exprimer le poids du papier : le poids en livres d'une rame de format défini. Pour le papier de sacs, la rame est de 3 000 pieds carrés, donc 1 lb vaut environ 1,63 g/m² et un papier de sac de 50 lb pèse environ 81 g/m² ; le carton est souvent coté pour 1 000 pieds carrés, où 1 lb vaut environ 4,88 g/m². D'autres secteurs utilisent d'autres formats de rame : vérifiez la base avant de convertir.

Voir : grammage des sacs papier

Blancheur (blancheur ISO ; DE : ISO-Weißgrad)

La blancheur est le pourcentage de lumière bleue (autour de 457 nm) que réfléchit le papier ; elle se mesure en blancheur ISO selon l'ISO 2470-1 ou, en Amérique du Nord, souvent en blancheur directionnelle TAPPI (GE). Les cartons en pâte chimique entièrement blanchie atteignent en général une blancheur élevée, alors que le kraft écru et les qualités recyclées sont nettement plus bas. Les azurants optiques augmentent la blancheur mesurée ; les spécifications de contact alimentaire exigent couramment qu'ils ne migrent pas.

Main (volume spécifique ; DE : spezifisches Volumen)

La main est l'épaisseur divisée par le grammage, exprimée en cm³/g, et décrit l'épaisseur d'une feuille pour son poids. Les valeurs usuelles sont d'environ 1,4-1,7 cm³/g pour le carton FBB, 1,2-1,35 pour le carton SBS et 1,3-1,5 pour le carton GD (white lined chipboard). Comme la rigidité croît fortement avec l'épaisseur, un carton à main élevée atteint la même rigidité avec un grammage plus faible, ce qui réduit le poids de matière.

Voir : FBB, SBS ou WLC

Épaisseur (DE : Dicke ; NL : dikte ; US : points, pt)

L'épaisseur d'un papier ou d'un carton s'exprime en général en microns (µm) et se mesure selon l'ISO 534 ; les transformateurs américains cotent le carton en points, où 1 pt = 0,001 pouce = 25,4 µm. La rigidité en flexion augmente à peu près comme le cube de l'épaisseur : deux cartons de même grammage peuvent donc se comporter très différemment. Un prix plus bas pour un carton plus mince ne correspond donc pas à la même spécification.

Voir : qualités de papier d'emballage

Calandrage et supercalandrage

Le calandrage fait passer le papier ou le carton entre les cylindres d'une calandre pour lisser la surface et uniformiser l'épaisseur, au prix d'une partie de la main. Le supercalandrage utilise un empilement de cylindres alternativement durs et souples sous forte pression et c'est lui qui transforme le papier ingraissable en papier cristal dense et translucide. Un calandrage plus poussé améliore l'impression et la retenue des graisses, mais donne une feuille plus fine et moins rigide à grammage égal.

Masse volumique (masse volumique apparente)

La masse volumique est le grammage divisé par l'épaisseur, exprimée en g/cm³, et c'est l'inverse de la main. Les cartons à main élevée et les krafts à structure ouverte se situent nettement en dessous de 1 g/cm³, tandis que les papiers très raffinés et calandrés, comme le papier cristal, s'en approchent ou la dépassent. Une masse volumique plus élevée signifie en général une meilleure netteté d'impression et une meilleure retenue des graisses, mais moins de rigidité par gramme.

Résistance à sec (additifs de résistance à sec)

La résistance à sec est la résistance du papier en usage normal, conditionné, principalement à la traction, à l'éclatement et à la compression. Les papeteries l'augmentent par le raffinage et par des additifs de résistance à sec tels que l'amidon cationique, la carboxyméthylcellulose ou des polymères de synthèse, qui améliorent la liaison entre fibres. Ces additifs permettent d'atteindre un objectif de résistance avec moins de fibres ou plus de fibres recyclées.

Sens machine et sens travers (sens du fil, SM/ST ; DE : Laufrichtung ; NL : looprichting)

Le sens machine (SM) est le sens dans lequel le papier a circulé dans la machine à papier, selon lequel s'alignent la plupart des fibres ; le sens travers (ST) lui est perpendiculaire. La résistance à la traction et la rigidité sont plus élevées en SM, tandis que la résistance à la déchirure et la dilatation à l'humidité sont en général plus élevées en ST ; les fiches techniques donnent donc les deux valeurs. Les transformateurs orientent le sens du fil sur le tracé de découpe ou le tube du sac pour que les plis, les poignées et les panneaux rigides soient dans le bon sens.

Voir : qualités de papier d'emballage

Grammage (g/m² ; DE : Grammatur, Flächengewicht ; NL : grammatuur)

Le grammage est la masse d'un mètre carré de papier ou de carton, exprimée en grammes par mètre carré (g/m²) et mesurée selon l'ISO 536. C'est la valeur sur laquelle le papier se négocie, le principal facteur du coût matière et la base de la déclaration des poids d'emballage dans les systèmes de REP. Le grammage ne décrit pas l'épaisseur, qui est une grandeur distincte.

Voir : qualités de papier d'emballage ; grammage des sacs papier

Taux d'humidité (DE : Feuchtegehalt)

Le taux d'humidité est la part d'eau contenue dans le papier ou le carton, en poids ; il se mesure par séchage à l'étuve selon l'ISO 287 et se situe en général autour de 5-9 % à la livraison, selon la qualité et le climat. Le papier absorbe et restitue l'humidité de l'air ambiant, ce qui modifie ses dimensions, sa rigidité et sa résistance à la compression. Trop sec, le carton casse au pli ; trop humide, il gondole, cloque ou perd en résistance à l'empilage.

Opacité (DE : Opazität)

L'opacité est l'aptitude du papier à masquer ce qui se trouve derrière lui ; elle se mesure en pourcentage selon l'ISO 2471, en comparant la réflectance sur fond noir à celle sur une pile du même papier. Une opacité élevée empêche l'impression de transparaître et masque le contenu, par exemple des aliments gras ; les qualités translucides comme le papier cristal sont à faible opacité par conception. Les charges, la pâte mécanique et le couchage augmentent l'opacité, tandis que le raffinage et le calandrage la réduisent.

Porosité (perméabilité à l'air ; DE : Luftdurchlässigkeit)

La porosité décrit la facilité avec laquelle l'air traverse le papier ; elle s'exprime en perméabilité à l'air, par exemple en secondes Gurley pour 100 ml (ISO 5636-5) ou en ml/min Bendtsen (ISO 5636-3). Le kraft pour sacs est rendu poreux pour que les sacs se désaèrent au remplissage, tandis que le papier ingraissable et le papier cristal sont presque fermés pour que les graisses ne pénètrent pas. La porosité influe aussi sur l'alimentation d'une feuille sur les machines à aspiration et sur la quantité de couchage ou d'encre absorbée.

Collage (collage en masse et collage de surface ; DE : Leimung)

Le collage est un traitement qui rend le papier résistant à la pénétration de l'eau. Le collage en masse ajoute à la pâte des agents tels que l'AKD, l'ASA ou la colophane pour que les fibres elles-mêmes repoussent l'eau, ce qui empêche le liquide de remonter dans les tranches coupées du carton pour gobelets ; le collage de surface applique de l'amidon ou un produit similaire à la presse encolleuse (size-press) pour renforcer la surface et maîtriser l'absorption de l'encre et du couchage. Le collage ralentit l'absorption d'eau, mesurée par l'essai Cobb, mais ne rend pas le papier imperméable.

Lissé (DE : Glätte)

Le lissé est la planéité de la surface du papier à l'échelle qui compte pour l'impression ; il se mesure en général par des méthodes de fuite d'air comme Bendtsen (ISO 8791-2) ou Parker Print-Surf (ISO 8791-4), où des valeurs plus basses indiquent un papier plus lisse. Les surfaces lisses reproduisent des trames plus fines et des textes plus nets avec moins d'encre. Le couchage et le calandrage augmentent le lissé ; le kraft MF et les qualités recyclées sont plus rugueux.

Atmosphère normalisée (conditionnement ; ISO 187)

L'atmosphère normalisée est l'ambiance dans laquelle le papier et le carton sont conditionnés et testés : 23 °C et 50 % d'humidité relative selon l'ISO 187, avec 27 °C et 65 % d'HR comme alternative tropicale. L'humidité modifiant la résistance et les dimensions, les résultats ne sont comparables que si les échantillons ont été conditionnés dans la même atmosphère. Si une fiche technique n'indique pas l'atmosphère de conditionnement, demandez-la au fournisseur.

Résistance à l'état humide (DE : Nassfestigkeit ; NL : natsterkte)

La résistance à l'état humide est la résistance que conserve le papier entièrement imbibé, en général exprimée en résistance à la traction à l'état humide, en pourcentage de la résistance à la traction à sec. Un papier non traité n'en conserve qu'une faible fraction, tandis que les qualités à résistance humide fabriquées avec des résines comme la polyamidoamine-épichlorhydrine (PAE) en conservent nettement plus. Cette propriété sert aux serviettes, aux sacs cabas sous la pluie et aux étiquettes, mais elle rend le papier plus difficile à repulper.

Degré de blanc (degré de blanc CIE)

Le degré de blanc décrit le blanc que l'œil perçoit sur l'ensemble du spectre visible ; il est en général exprimé en degré de blanc CIE (par exemple selon l'ISO 11475) et peut être teinté bleuté ou jaunâtre à blancheur égale. C'est la valeur la plus pertinente pour apparier les teintes de carton entre fournisseurs. Deux cartons de blancheur voisine peuvent paraître nettement différents en degré de blanc et en teinte, ce qui se voit sur les grands aplats blancs.

Carton compact et carton pour étuis

Classes et constructions de carton pour étuis, gobelets et boîtes alimentaires. Le choix du carton pour étuis est traité dans notre guide FBB, SBS ou WLC.

CKB (carton kraft écru couché ; aussi CUK, SUS)

Le CKB, aussi appelé CUK (coated unbleached kraft) ou SUS (solid unbleached sulphate), est un carton kraft écru en fibres vierges, souvent doté d'une couche supérieure blanche couchée qui s'imprime en couleur tandis que l'intérieur reste brun. Il offre une bonne résistance, notamment à la déchirure, pour son grammage et se comporte bien en milieu humide. On l'utilise pour les boîtes à emporter, les porte-boissons et les multipacks lorsqu'on veut de la résistance et un aspect kraft naturel.

Voir : boîtes à emporter : kraft ou carton blanc

Couchage au kaolin (couchage pigmentaire ; DE : Strich)

Le couchage au kaolin, plus exactement couchage pigmentaire, est une couche de pigments minéraux fins comme le kaolin et le carbonate de calcium, maintenus par un liant latex ou amidon et appliquée sur la face imprimée du carton. Les cartons peuvent être couchés une, deux ou trois fois, avec des poids de couche totaux souvent de l'ordre de 10-30 g/m², pour donner une surface lisse, blanche et réceptive à l'encre. Il améliore l'impression, mais n'est pas une barrière aux graisses ni à l'eau.

Carton couché et non couché (DE : gestrichen / ungestrichen)

Le carton couché porte un couchage pigmentaire sur la face imprimée, et parfois au verso, alors que le carton non couché laisse voir la surface fibreuse nue. Le carton couché donne une impression plus nette et plus brillante et de meilleurs résultats en vernis et en dorure ; le carton non couché a un toucher naturel, mat, et absorbe davantage d'encre. Dans les codes DIN 19303, G désigne une surface couchée et U une surface non couchée.

Carton pour gobelets (DE : Becherkarton)

Le carton pour gobelets est un carton compact conçu spécifiquement pour former des gobelets et des contenants ronds, en général de 170-350 g/m², en fibres vierges et collé en masse pour que le liquide ne remonte pas dans les tranches coupées. Il est enduit à l'intérieur, et des deux côtés pour les gobelets froids, de PE ou d'une barrière en dispersion aqueuse, et doit supporter le scellage de la couture latérale, le sertissage du fond et le roulage du bord. Les cartons pour étuis ont un aspect proche mais ne sont pas conçus pour ces étapes de formage.

Voir : qualités de papier d'emballage ; enductions de gobelets carton

DIN 19303 (classification des cartons)

La DIN 19303 est la norme allemande, largement utilisée en Europe, qui classe les cartons selon un code lettre-chiffre ; l'édition en vigueur date d'avril 2026 et conserve la même structure de code. La première lettre indique la surface (G couchée, U non couchée), la seconde la composition fibreuse principale (Z pâte chimique blanchie, C carton en fibres vierges avec pli central en pâte mécanique, T recyclé à dos blanc ou crème, D recyclé à dos gris), et le chiffre une sous-classe, par exemple la couleur du verso pour GC1 (blanc) et GC2 (crème) ou la main pour les classes recyclées GD et GT. Les papeteries vendent des produits de marque dans chaque classe : le code identifie donc la classe et la fiche technique de la papeterie donne la spécification.

Voir : FBB, SBS ou WLC

FBB (carton FBB, GC1/GC2 ; DE : Faltschachtelkarton)

Le FBB est un carton pour étuis multiplis en fibres vierges, avec des plis extérieurs en pâte chimique blanchie et un pli central volumineux en pâte mécanique ou CTMP, classé GC1 (verso blanc) ou GC2 (verso crème) selon la DIN 19303. Sa main élevée lui donne plus de rigidité par gramme que le SBS, ce qui explique son usage répandu pour les étuis alimentaires et de grande consommation. La main usuelle est d'environ 1,4-1,7 cm³/g.

Voir : FBB, SBS ou WLC

Carton gris (carton compact gris ; DE : Graukarton, Graupappe)

Le carton gris est un carton entièrement fabriqué à partir de fibres recyclées, gris dans la masse et généralement non couché, utilisé pour les boîtes rigides habillées de papier imprimé, les couvertures de livres, les cartons de fond et les séparateurs. Il est dense et rigide, mais n'a pas de surface d'impression propre. Aux États-Unis, chipboard désigne en général ce carton gris, alors que dans les spécifications britanniques et européennes le white lined chipboard (WLC) est un carton pour étuis couché ; il faut donc confirmer le terme.

Carton pour emballages liquides (LPB ; DE : Flüssigkeitskarton)

Le carton pour emballages liquides est un carton multiplis en fibres vierges conçu pour les cartons de boissons et de produits alimentaires liquides, complexé en transformation avec du polyéthylène des deux côtés et, pour les produits de longue conservation à température ambiante, une fine couche de feuille d'aluminium. Il exige une rigidité élevée, un goût et une odeur neutres et une forte résistance à la remontée capillaire par les tranches. La fibre représente en général environ les trois quarts du poids d'un carton, les couches de polymère et d'aluminium étant séparées lors du recyclage.

Carton compact (carton ; DE : Karton ; NL : karton)

Le carton compact est une qualité de papier plus lourde et plus rigide, utilisée pour les étuis, les gobelets et les boîtes. Il n'existe pas de seuil universel unique, mais au-delà d'environ 200-250 g/m² on parle généralement de carton ; les cartons pour étuis se classent par fibre et par construction, par exemple FBB, SBS, WLC ou CKB. En allemand, Karton désigne généralement le carton pour étuis, tandis que Pappe renvoie aux cartons massifs plus lourds.

Voir : FBB, SBS ou WLC

Pli (carton multiplis)

Un pli est l'une des couches de fibres formées séparément sur la machine à carton puis assemblées à l'état humide en une seule feuille. La construction multiplis permet à la papeterie de placer une fibre propre et blanchie à l'extérieur et une fibre moins chère ou plus volumineuse au centre, comme dans la structure typique à trois plis du FBB et du WLC. La cohésion entre plis conditionne le rainage, le collage et la résistance au délaminage.

SBS (solid bleached sulphate ; SBB ; GZ)

Le SBS, aussi appelé SBB (solid bleached board) et classé GZ selon la DIN 19303, est un carton pour étuis en pâte chimique blanchie dans tous les plis. Il est blanc dans la masse et dense, avec en général une main d'environ 1,2-1,35 cm³/g, et se prête au gaufrage profond, à la dorure fine et à une découpe nette. C'est le choix traditionnel pour la cosmétique, la pharmacie et la confiserie haut de gamme ; aux États-Unis, SBS est le terme par défaut pour le carton pour étuis vierge de haute qualité.

Voir : FBB, SBS ou WLC

WLC (carton GD, dos gris ; GD2/GT ; US : CRB ; DE : Chromoersatzkarton)

Le WLC est un carton pour étuis en fibres recyclées avec une couche supérieure blanche, classé GD (dos gris) ou GT (dos blanc ou crème) selon la DIN 19303 ; GD2 est la qualité standard que l'on entend généralement par WLC. Aux États-Unis, on l'appelle coated recycled board (CRB). C'est le choix économique pour les étuis de vente non alimentaires, et il n'est utilisé pour l'alimentaire que derrière une barrière fonctionnelle adaptée ou avec un produit emballé séparément.

Voir : FBB, SBS ou WLC ; barrières aux huiles minérales et étuis aptes au contact alimentaire

Carton ondulé

Papiers pour carton ondulé, profils de cannelure et constructions. Les épaisseurs de cannelure ci-dessous sont des valeurs usuelles ; les valeurs exactes dépendent de l'ondulateur et des papiers. Les qualités de carton ondulé pour boîtes sont traitées dans nos guides sur les qualités de carton ondulé pour boîtes d'expédition et sur les boîtes à pizza : cannelure E ou cannelure B.

Cannelure A

La cannelure A est la cannelure la plus haute couramment utilisée en carton ondulé, d'environ 4,5-5 mm d'épaisseur avec environ 105-125 cannelures par mètre. Elle offre le plus d'amorti et de résistance à la compression verticale pour un carton simple cannelure, mais sa surface d'impression est grossière. Elle est aujourd'hui moins courante en Europe que la cannelure C et apparaît surtout dans les cartons robustes et dans les combinaisons double ou triple cannelure.

Cannelure B

La cannelure B est une cannelure moyennement fine, plus grosse que la E et plus fine que la C, d'environ 2,5-3,2 mm d'épaisseur avec environ 150-185 cannelures par mètre, qui donne plus de rigidité, d'amorti et de résistance à l'écrasement que la cannelure E. Elle est très utilisée pour les grandes boîtes à pizza, les boîtes de livraison américaines, les boîtes d'expédition plus lourdes et les présentoirs. Les crêtes de cannelure peuvent apparaître à travers les aplats imprimés sous forme d'effet « tôle ondulée » (washboarding).

Voir : boîtes à pizza : cannelure E ou cannelure B

Notation des qualités de carton ondulé (par exemple 125K/125T)

Les qualités de carton ondulé s'écrivent souvent sous la forme d'un code court qui énumère les papiers de l'extérieur vers l'intérieur, avec le grammage et une lettre pour le type de papier : K pour kraftliner et T pour testliner sont courantes, et les fournisseurs ajoutent leurs propres lettres pour les couvertures à dessus blanc, mouchetées, les papiers de cannelure mi-chimiques ou recyclés. Un « 125K/125T cannelure B » signifie donc un kraftliner de 125 g/m² à l'extérieur, un testliner de 125 g/m² à l'intérieur et une cannelure B entre les deux, le papier de cannelure étant parfois indiqué séparément ou sous-entendu par le standard du fournisseur. Les conventions diffèrent selon les entreprises et les pays : une comparaison de devis doit donc détailler chaque papier, chaque grammage et chaque cannelure plutôt que de se fier au code.

Voir : qualités de carton ondulé pour boîtes d'expédition

Cannelure C

La cannelure C est une cannelure de hauteur moyenne, d'environ 3,5-4,5 mm d'épaisseur avec environ 120-145 cannelures par mètre. C'est la cannelure standard des cartons d'expédition simple cannelure, car elle équilibre résistance à l'empilage, amorti et poids du carton. Sa surface grossière convient à l'impression flexo directe (post-print) plutôt qu'aux visuels fins.

Papiers pour carton ondulé (containerboard ; DE : Wellpappenrohpapier)

Les papiers pour carton ondulé (containerboard) regroupent les papiers servant à fabriquer le carton ondulé : les couvertures (kraftliner, testliner et qualités à dessus blanc) et les papiers de cannelure. Ils se négocient par grammage et classe de résistance, et leur prix détermine l'essentiel du coût matière d'une caisse en carton ondulé. Les papeteries qui les produisent et les ondulateurs sont souvent des entreprises distinctes.

Carton ondulé (DE : Wellpappe ; NL : golfkarton ; US : corrugated cardboard)

Le carton ondulé est formé de couvertures planes collées sur une ou plusieurs couches de papier ondulé, appelées papier de cannelure. La simple cannelure comporte une cannelure entre deux couvertures ; la double cannelure, par exemple EB, comporte deux cannelures et trois couvertures. Les couvertures portent l'impression et l'essentiel de la résistance à l'éclatement, tandis que le papier de cannelure apporte l'épaisseur et la résistance à la compression.

Voir : qualités de carton ondulé pour boîtes d'expédition

Double cannelure (EB, BC ; DE : zweiwellige Wellpappe)

Le carton double cannelure comporte deux couches ondulées et trois couvertures, et associe deux profils de cannelure, par exemple E avec B (EB, en général environ 4-5 mm) ou B avec C (BC, en général environ 6-7 mm). Il offre une résistance à l'empilage et à la perforation bien supérieure à celle de la simple cannelure et sert pour les contenus lourds, les cartons d'export et les transports longs ou éprouvants. La cannelure la plus fine est normalement placée à l'extérieur pour une meilleure surface d'impression.

Voir : qualités de carton ondulé pour boîtes d'expédition

Cannelure E (micro-cannelure)

La cannelure E est une cannelure fine de carton ondulé simple cannelure, d'environ 1,1-1,8 mm d'épaisseur avec environ 290-330 cannelures par mètre, qui donne une surface d'impression lisse et une bonne rigidité pour son épaisseur. C'est la cannelure par défaut de la plupart des boîtes d'expédition et elle est courante pour les boîtes à pizza petites et moyennes en Europe continentale. Elle accepte bien l'impression directe et sert souvent pour les emballages de vente en carton ondulé contrecollé offset.

Voir : boîtes à pizza : cannelure E ou cannelure B

Cannelure F

La cannelure F est une cannelure très fine de carton ondulé, d'environ 0,8-1,0 mm d'épaisseur avec 400 cannelures ou plus par mètre, proche au toucher d'un carton compact épais. On l'utilise pour les petites boîtes haut de gamme, les emballages compatibles boîte aux lettres et les étuis de vente lorsqu'un carton compact serait trop faible ou une cannelure plus grossière trop volumineuse. Sa surface plane convient au contrecollage offset et à l'impression fine.

Cannelure (profil de cannelure)

Une cannelure est l'onde formée dans le papier de cannelure, et la lettre de la cannelure décrit sa hauteur et son pas. Les épaisseurs usuelles en simple cannelure sont d'environ 0,5-0,6 mm pour la cannelure N, 0,8-1,0 mm pour F, 1,1-1,8 mm pour E, 2,5-3,2 mm pour B, 3,5-4,5 mm pour C et 4,5-5 mm pour A. Les lettres ont été attribuées historiquement et non par ordre de taille, et l'épaisseur exacte dépend de l'ondulateur et des papiers utilisés.

Voir : qualités de carton ondulé pour boîtes d'expédition

Papier de cannelure (fluting ; DE : Wellenstoff)

Le papier de cannelure est le papier chauffé, passé à la vapeur et formé en cannelures sur l'ondulateur, puis collé entre des couvertures. Son grammage est en général d'environ 90-180 g/m² et il existe en papier de cannelure mi-chimique ou recyclé. On le voit et on l'imprime rarement, mais sa résistance à la compression détermine en grande partie la tenue à l'empilage d'une caisse et la planéité de la surface imprimée.

Voir : qualités de papier d'emballage

Kraftliner

Le kraftliner est une couverture de carton ondulé fabriquée principalement à partir de fibres kraft vierges, en général de 115-440 g/m², avec une résistance à l'éclatement, à la traction et à la compression par gramme supérieure à celle du testliner et une meilleure tenue en milieu humide. Il est fourni brun ou avec une couche supérieure blanchie. On le spécifie souvent pour les boîtes à pizza, les cartons d'expédition lourds et les emballages d'export.

Voir : qualités de papier d'emballage

Couverture mouchetée (mottled white liner)

Une couverture mouchetée est une couverture à dessus blanc dont la couche supérieure blanchie est assez mince pour laisser transparaître le fond brun sous la forme d'un motif nuageux irrégulier. Elle coûte moins cher qu'une couverture entièrement blanche et offre un fond plus clair que le kraft brun. Le fond irrégulier rend les couleurs et les grands aplats moins homogènes : elle convient mieux à des visuels simples qu'à l'impression photographique.

Cannelures N et G (micro-cannelures)

Les cannelures N et G sont les profils de carton ondulé les plus fins, d'environ 0,5-0,6 mm d'épaisseur, conçus pour concurrencer le carton pour étuis dans les emballages de vente. Elles offrent une surface d'impression proche de celle d'un carton compact, avec la résistance à l'écrasement et la rigidité du carton ondulé à faible poids. Les désignations et les profils exacts varient selon les fabricants d'ondulateurs : confirmez l'épaisseur plutôt que de vous fier à la lettre.

Papier de cannelure recyclé (DE : Wellenstoff)

Le papier de cannelure recyclé est un papier de cannelure fabriqué à partir de papier récupéré, principalement de l'OCC, et constitue l'alternative économique au papier de cannelure mi-chimique. Il offre une rigidité et une résistance à la compression par gramme plus faibles et est plus sensible à l'humidité. C'est le papier de cannelure le plus courant dans l'emballage en carton ondulé européen ; dans les spécifications allemandes, Wellenstoff désigne souvent cette qualité.

Papier de cannelure mi-chimique (NSSC)

Le papier de cannelure mi-chimique est un papier de cannelure fabriqué principalement à partir de pâte de feuillus vierge obtenue par un procédé mi-chimique tel que la mise en pâte au sulfite neutre mi-chimique (NSSC). Il donne des cannelures plus rigides, une résistance à l'écrasement à plat et à la compression plus élevée et de meilleures performances en milieu humide que le papier de cannelure recyclé. On le spécifie lorsque la résistance à l'empilage sous humidité compte, par exemple pour les plateaux de fruits et légumes.

Simple cannelure et simple face (DE : einwellige Wellpappe)

Le carton ondulé simple cannelure, aussi appelé double face, comporte une couche ondulée collée entre deux couvertures et constitue la construction la plus courante. Le carton simple face comporte une couche ondulée collée sur une seule couverture, ce qui laisse les cannelures apparentes ; il est assez souple pour s'enrouler autour des produits comme matériau de calage. La plupart des boîtes d'expédition, des boîtes à pizza et des cartons d'expédition sont en simple cannelure.

Coefficient d'ondulation (take-up factor)

Le coefficient d'ondulation est la longueur de papier de cannelure nécessaire pour fabriquer une unité de longueur de carton ondulé ; il dépend de la hauteur et du pas de la cannelure et varie en général d'environ 1,2 pour les cannelures fines à environ 1,5 ou plus pour la cannelure A. Il sert à calculer le grammage et le coût du carton à partir des papiers spécifiés. Des cannelures plus hautes consomment plus de papier de cannelure par mètre carré, ce qui ajoute du poids et du coût matière.

Testliner

Le testliner est une couverture de carton ondulé fabriquée principalement à partir de fibres recyclées, en général de 100-300 g/m² et classé par niveau de résistance (souvent notée TL1 à TL3). Il coûte moins cher que le kraftliner mais exige plus de poids pour la même résistance et perd sa résistance plus vite lorsqu'il est humide. Il est très utilisé pour les boîtes d'expédition, les cartons de transport et la couverture intérieure des qualités à couvertures mixtes.

Voir : qualités de papier d'emballage

Triple cannelure

Le carton triple cannelure comporte trois couches ondulées et quatre couvertures, d'environ 10-15 mm d'épaisseur selon la combinaison de cannelures. On l'utilise pour les bacs de grande contenance robustes, les caisses-palettes et certains emballages d'export, comme alternative aux caisses en bois. Il est rarement imprimé au-delà de simples marquages.

Couverture à dessus blanc (testliner à dessus blanc, kraftliner blanc)

Une couverture à dessus blanc comporte une couche de fibres blanchies formée sur un fond de kraft brun ou recyclé, qui donne une surface d'impression claire sur le carton ondulé. Le testliner à dessus blanc est une surface d'impression blanche économique courante ; le kraftliner blanc et les couvertures blanches couchées donnent une impression plus nette et plus éclatante à un coût plus élevé. L'homogénéité de la couche blanche détermine la régularité des grands aplats de couleur.

Voir : qualités de carton ondulé pour boîtes d'expédition

Plastiques et films

Polymères, films, barrières déposées et structures multicouches utilisés dans les sacs, les sachets, les fenêtres et les couvercles. Les structures de complexes sont expliquées dans notre guide sur les structures de complexes pour sachets et propriétés barrière ; les films PE pour sacs, dans celui sur les sacs PEBD, PEHD ou PE recyclé.

AlOx (couche d'oxyde d'aluminium)

L'AlOx est une couche transparente d'oxyde d'aluminium, de quelques nanomètres à quelques dizaines de nanomètres d'épaisseur, déposée sous vide sur un film PET, BOPP ou PE pour donner une barrière élevée à l'oxygène et à l'humidité tout en gardant le film transparent. Contrairement à la feuille d'aluminium ou à la métallisation, il laisse voir le produit et est en général compatible avec les micro-ondes et les détecteurs de métaux. Les couches céramiques minces peuvent se fissurer si le film est trop étiré ou plié franchement ; les données de barrière doivent donc être vérifiées sur les emballages transformés.

Voir : structures de complexes pour sachets et propriétés barrière

Feuille d'aluminium (US : aluminum foil ; DE : Aluminiumfolie ; NL : aluminiumfolie)

La feuille d'aluminium est de l'aluminium laminé en feuille très mince, d'environ 6-9 µm d'épaisseur dans les complexes souples et beaucoup plus épaisse dans les barquettes et contenants semi-rigides. Intacte, elle constitue une barrière quasi absolue à l'oxygène, à l'humidité, à la lumière et aux arômes, mais les feuilles minces peuvent présenter des trous d'épingle et se fissurer à la flexion. La feuille ne peut pas être recyclée dans les filières plastique ou papier sans séparation, ce qui pénalise les complexes avec aluminium dans les évaluations de conception pour le recyclage.

Voir : structures de complexes pour sachets et propriétés barrière

PE biosourcé (PE de canne à sucre)

Le polyéthylène biosourcé est un polyéthylène fabriqué à partir d'éthanol issu de la canne à sucre ou d'autres matières premières végétales, au lieu de sources fossiles. Il est chimiquement identique au PE conventionnel ; il se comporte, se scelle et se recycle donc de la même façon. Il n'est ni biodégradable ni compostable, et les allégations sur sa teneur biosourcée doivent indiquer la part et la méthode de mesure employée.

BOPP (polypropylène biorienté)

Le BOPP est un film de polypropylène étiré dans le sens machine et dans le sens travers, ce qui le rend rigide, transparent et stable dimensionnellement ; on l'emploie en général à environ 15-40 µm. Il offre une bonne barrière à l'humidité mais une barrière à l'oxygène médiocre, sauf s'il est métallisé ou enduit, et existe en versions transparente, blanche, nacrée et mate. Il sert de couche imprimée ou extérieure dans les emballages de snacks et de confiserie, souvent avec du CPP comme couche de scellage, et comme film de pelliculage des cartons.

Voir : structures de complexes pour sachets et propriétés barrière

Coextrusion (coex ; couche de liaison)

La coextrusion est le procédé qui consiste à fondre plusieurs polymères dans des extrudeuses séparées et à les réunir dans une seule filière pour former un film ou un enduit multicouche unique, couramment de 3, 5, 7 couches ou plus. Lorsque des couches n'adhèrent pas naturellement, comme le PE et l'EVOH ou le PA, de fines couches de liaison en résine adhésive les assemblent. La coextrusion intègre la performance de barrière et de scellage dans un seul film, sans complexage adhésif.

CPP (polypropylène coulé)

Le CPP est un film de polypropylène obtenu en coulant la matière fondue sur un cylindre refroidi, sans orientation, ce qui donne un film transparent, souple et thermoscellable. C'est la couche de scellage habituelle des complexes BOPP/CPP et de certains complexes PET, et il existe en qualités autoclavables. Il a une meilleure résistance à la chaleur que les couches de scellage PE, mais une plage de scellage plus étroite.

PSE (polystyrène expansé ; EPS)

Le PSE est du polystyrène expansé en billes légères et isolantes, moulées en gobelets, boîtes à charnière, barquettes et emballages de protection. En vertu de la directive SUP de l'UE, les contenants alimentaires en PSE destinés à la consommation immédiate ainsi que les récipients et gobelets pour boissons en PSE sont interdits sur le marché de l'UE depuis le 3 juillet 2021. L'Angleterre, l'Écosse et le pays de Galles interdisent aussi les contenants alimentaires et de boissons en PSE pour les aliments prêts à consommer, ce qui explique que le PSE ait largement quitté la restauration hors domicile européenne.

Voir : bols en papier ou en plastique

EVOH (éthylène-alcool vinylique)

L'EVOH est un copolymère d'éthylène et d'alcool vinylique doté d'une barrière à l'oxygène remarquable, utilisé comme fine couche interne dans les films coextrudés, les barquettes et les bouteilles. Sa barrière diminue quand l'humidité augmente ; il est donc toujours enfermé entre des couches résistantes à l'humidité comme le PE ou le PP, assemblées par des couches de liaison. Les recommandations de conception pour le recyclage n'acceptent en général l'EVOH dans les emballages PE ou PP que jusqu'à quelques pour cent du poids total, ce qui en fait une barrière clé pour les structures monomatériaux recyclables.

Voir : sachets monomatériaux recyclables

PEHD (HDPE ; polyéthylène haute densité)

Le PEHD est un polyéthylène à longues chaînes pour la plupart linéaires, qui s'organisent en zones cristallines, avec une masse volumique usuelle d'environ 0,941-0,965 g/cm³. Le film PEHD est rigide, résistant pour son épaisseur, laiteux et bruissant, ce qui convient aux sacs à bretelles, aux sachets fruits et légumes fins et aux films de doublure. Il est moins transparent et moins résistant à la perforation que les mélanges PEBD/PEBDL, mais permet des films plus fins pour la même charge.

Voir : sacs PEBD, PEHD ou PE recyclé

Complexe (complexage par adhésif et par extrusion ; DE : Verbund)

Un complexe est un matériau constitué de deux couches ou plus, assemblées de sorte que chacune apporte surface d'impression, barrière, résistance ou aptitude au scellage ; les structures s'écrivent de l'extérieur vers l'intérieur, par exemple PET/PE ou PET/ALU/PE. Le complexage adhésif assemble les films avec un fin adhésif, en général du polyuréthane, qui exige ensuite un temps de réticulation ; le complexage par extrusion les assemble avec une couche de polymère fondu, en général du PE. Les complexes de matériaux différents offrent de hautes performances mais se recyclent plus difficilement que les structures monomatériaux.

Voir : structures de complexes pour sachets et propriétés barrière

PEBD (LDPE ; polyéthylène basse densité)

Le PEBD est un polyéthylène obtenu par polymérisation à haute pression, avec de nombreuses longues ramifications latérales qui écartent les chaînes, ce qui donne un film plus souple et plus transparent, d'une masse volumique usuelle d'environ 0,910-0,940 g/cm³. Il se transforme facilement et se scelle bien, ce qui en fait le polymère standard de l'enduction par extrusion du papier et du carton ainsi qu'un film de scellage et de sac courant. Il est généralement mélangé à du PEBDL pour la résistance.

Voir : sacs PEBD, PEHD ou PE recyclé

PEBDL (LLDPE ; polyéthylène basse densité linéaire)

Le PEBDL est un polyéthylène obtenu par copolymérisation de l'éthylène avec une faible quantité de butène, d'hexène ou d'octène, ce qui donne des chaînes linéaires à ramifications courtes. Comparé au PEBD, il présente une résistance à la traction, à la perforation et à la déchirure plus élevée et un meilleur hot tack (adhésivité à chaud), ce qui permet des films plus fins pour le même usage. Un mélange PEBD/PEBDL est le film typique des sacs cabas de vente et des couches de scellage des sachets.

Voir : sacs PEBD, PEHD ou PE recyclé

MDO-PE et BOPE (films polyéthylène orientés)

Le MDO-PE est un film de polyéthylène étiré dans le sens machine et le BOPE un film de polyéthylène étiré dans les deux sens ; l'orientation rend le PE plus rigide, plus transparent et plus résistant à la chaleur. Ces films remplacent le PET ou le BOPP comme couche extérieure imprimée afin que tout un complexe puisse être réalisé en PE. Ils sont au cœur des sachets monomatériaux PE recyclables, même si leur résistance à la chaleur reste inférieure à celle du PET au scellage.

Voir : sachets monomatériaux recyclables

Film métallisé (metPET, metBOPP ; US : metallized)

Le film métallisé est un film plastique recouvert d'une couche extrêmement fine d'aluminium, de quelques dizaines de nanomètres, par évaporation dans une chambre à vide. Il améliore fortement la barrière à la lumière, à l'oxygène et à l'humidité par rapport au film de base, le PET métallisé surpassant en général le BOPP métallisé, et son niveau est souvent exprimé en densité optique. La barrière diminue si la couche de métal se fissure à la flexion, et le film empêche de voir le produit.

Voir : structures de complexes pour sachets et propriétés barrière

Micron, gauge et mil (unités d'épaisseur de film)

Le micron (µm) est un millième de millimètre et constitue l'unité métrique d'épaisseur de film. Le mil est un millième de pouce, soit 25,4 µm, et est l'unité américaine habituelle, tandis que le gauge britannique est une unité commerciale du polyéthylène dans laquelle 100 gauge équivalent à 25,4 µm, de sorte que micron × 4 donne approximativement le gauge. L'épaisseur d'un sac se rapporte normalement à une seule paroi de film, et l'unité doit toujours figurer sur le devis.

Voir : épaisseur des sacs plastique : micron, gauge et mil

PEBDL métallocène (mLLDPE)

Le mLLDPE est un PEBDL fabriqué avec des catalyseurs métallocènes (à site unique), qui donnent une distribution étroite des masses moléculaires et une répartition très régulière du comonomère. Il en résulte une ténacité, une résistance à la perforation et au choc (chute de dard) plus élevées, une meilleure transparence et une température de début de scellage plus basse que le PEBDL conventionnel. Il permet des films plus fins et à scellage plus rapide, à un prix de résine plus élevé.

Voir : sacs PEBD, PEHD ou PE recyclé

Monomatériau

Un emballage monomatériau est fabriqué principalement à partir d'une seule famille de polymères, par exemple un sachet entièrement PE ou entièrement PP, de sorte qu'il peut être recyclé dans la filière de cette matière. De faibles proportions de couches barrière, de couchages ou de couches de liaison peuvent être incluses ; l'acceptation dépend des recommandations de conception pour le recyclage et, dans l'UE, des critères de recyclabilité du PPWR qui restent à adopter. Monomatériau ne veut pas dire monocouche.

Voir : sachets monomatériaux recyclables

Multicouche (film multicouche ; multimatériau)

Multicouche désigne un film ou une structure comportant plus d'une couche, obtenu par coextrusion, enduction ou complexage. Une structure multicouche peut rester monomatériau, comme une coextrusion cinq couches entièrement PE, ou être multimatériau, comme PET/ALU/PE. Pour le recyclage, ce qui compte est la nature des couches, pas leur nombre.

OPA (polyamide orienté ; BOPA ; nylon)

L'OPA est un film de polyamide biorienté, généralement du nylon 6, d'environ 12-15 µm d'épaisseur dans les complexes. Il offre une résistance exceptionnelle à la perforation et à la fissuration à la flexion et une barrière à l'oxygène modérée qui s'affaiblit en absorbant l'humidité. On l'emploie dans les emballages sous vide de viande et de fromage, l'alimentation pour animaux et les produits lourds ou coupants, et il complique le recyclage des complexes à base de PE.

Voir : structures de complexes pour sachets et propriétés barrière

PCR et PIR (matière recyclée post-consommation et post-industrielle)

Le PCR désigne la matière recyclée issue de produits utilisés par les consommateurs, tandis que le PIR (post-industriel ou pré-consommation) désigne les chutes de production recyclées. Les règles sur le contenu recyclé retiennent chacune leur propre définition de la matière admise : dans le cadre de la taxe britannique sur les emballages plastiques (Plastic Packaging Tax), par exemple, les déchets plastiques pré-consommation ne sont plus acceptés comme source de plastique recyclé à compter du 1er avril 2027. Confirmez la définition applicable et les preuves exigées avant de spécifier un pourcentage.

Voir : sacs PEBD, PEHD ou PE recyclé

PET (polyéthylène téréphtalate ; BOPET, rPET)

Le PET est un polyester rigide et transparent ; sous forme de film biorienté (BOPET), en général d'environ 12 µm, il constitue la couche extérieure imprimée de nombreux complexes pour sachets parce qu'il résiste à la chaleur des mâchoires de scellage. Il sert aussi pour les couvercles, gobelets et barquettes transparents, et le rPET est du PET à teneur en matière recyclée. En vertu du PPWR, les emballages en PET sensibles au contact, hors bouteilles plastiques pour boissons à usage unique (soumises à leur propre objectif), doivent contenir au moins 30 % de matière recyclée à compter du 1er janvier 2030, ou trois ans après l'acte d'exécution sur le calcul et la vérification si cette date est postérieure.

Voir : couvercles pour contenants alimentaires en papier ; structures de complexes pour sachets et propriétés barrière

PHA (polyhydroxyalcanoates)

Les PHA sont une famille de polyesters produits par des bactéries qui fermentent des sucres ou des huiles végétales, utilisés comme enduction, film ou matière moulée. Certaines qualités de PHA sont certifiées pour le compostage industriel et à domicile, et certaines pour la biodégradation en sol ou en milieu marin, mais la performance dépend de la qualité et de l'ensemble de la construction. Les acheteurs ne doivent pas présumer qu'une enduction PHA rend un article sans plastique au sens réglementaire ; le statut doit être confirmé pour chaque marché.

PLA (acide polylactique)

Le PLA est un polyester biosourcé obtenu à partir de sucres végétaux fermentés, utilisé comme enduction thermoscellable sur les gobelets et contenants en papier et comme film transparent pour les fenêtres, les couvercles et les gobelets froids. Le papier enduit PLA peut être certifié compostable industriellement lorsque l'ensemble de la construction est testé, mais le PLA reste un plastique au sens réglementaire. Le PLA standard se ramollit à partir d'environ 55-60 °C : l'aptitude au remplissage à chaud doit donc être confirmée pour la qualité concernée.

Voir : couchages barrière pour emballages papier ; enductions de gobelets carton

Polymère (résine ; polyoléfine)

Un polymère est une matière constituée de très longues molécules en chaîne formées d'unités répétées ; dans l'emballage, le polymère brut est livré en granulés de résine qui sont fondus et transformés en films, enduits ou pièces rigides. Les polyoléfines, principalement le PE et le PP, constituent la plus grande famille de l'emballage souple. Le droit de l'UE définit le plastique comme un polymère auquel des additifs peuvent avoir été ajoutés et qui peut constituer un composant structurel principal de l'emballage, à l'exclusion des polymères naturels qui n'ont pas été chimiquement modifiés.

PP (polypropylène)

Le PP est une polyoléfine dont la masse volumique usuelle, d'environ 0,90-0,91 g/cm³, est la plus basse des polymères d'emballage courants, et dont le point de fusion (environ 160 °C) est plus élevé que celui du PE. Il s'emploie en film orienté (BOPP), en film coulé (CPP), et en pots et contenants micro-ondables injectés ou thermoformés. Les structures entièrement PP sont l'une des deux principales voies vers des emballages souples monomatériaux recyclables.

PVDC (polychlorure de vinylidène)

Le PVDC est un polymère chloré appliqué en enduction sur du BOPP, du PET ou du papier, ou utilisé en coextrusion, qui donne une barrière élevée à la fois à l'oxygène et à l'humidité, peu affectée par l'humidité ambiante. On l'évite dans les nouvelles conceptions parce que sa teneur en chlore gêne le recyclage mécanique du PE, du PP et du PET, en se dégradant lors du retraitement et en contaminant le recyclat. Les recommandations de conception pour le recyclage et de nombreuses politiques de marques et d'enseignes l'excluent, avec l'EVOH, l'AlOx, le SiOx ou les couches métallisées comme remplaçants habituels.

SiOx (couche d'oxyde de silicium)

Le SiOx est une couche transparente d'oxyde de silicium déposée sur film sous vide, souvent par des procédés assistés par plasma, qui donne une barrière élevée à l'oxygène et à l'humidité tout en gardant le film transparent. Il supporte bien les traitements thermiques et s'emploie pour des couvercles, sachets et emballages micro-ondables transparents à haute barrière. Comme l'AlOx, il est très mince et peut se fissurer en cas de flexion sévère ; certaines qualités présentent une légère teinte.

Voir : structures de complexes pour sachets et propriétés barrière

Couchages et barrières

Couches appliquées sur le papier, le carton ou le film pour retenir les graisses, l'eau, l'oxygène ou des substances qui migrent, ou pour conférer l'aptitude au scellage. Les options de barrière pour le papier sont comparées dans notre guide sur les couchages barrière pour emballages papier.

Dispersions acryliques et styrénées (styrène-acrylique, styrène-butadiène)

Les dispersions acryliques et styrénées sont des couchages de polymères de synthèse en phase aqueuse, tels que les polyacrylates, le styrène-acrylique et le latex styrène-butadiène, utilisés comme couches barrière sur le papier et le carton. Selon la formulation, elles donnent une résistance aux graisses et à l'eau, et certaines qualités sont thermoscellables ou limitent le collage en pile (blocking). Ces polymères étant de synthèse, les articles couchés sont en général traités comme contenant du plastique au regard des règles de l'UE sur les plastiques à usage unique ; la position réglementaire doit donc être confirmée par écrit auprès du fournisseur du couchage.

Voir : couchages barrière pour emballages papier

Couchage barrière en dispersion aqueuse (couchage en dispersion ; DE : Dispersionsbeschichtung)

Un couchage barrière en dispersion aqueuse est un couchage polymère en phase aqueuse, appliqué en fine couche sur le papier ou le carton sur une ligne d'enduction puis séché. Selon la formulation, il donne une résistance aux graisses et à l'eau, et certaines qualités se thermoscellent ; son principal avantage est un poids de polymère plus faible et une meilleure aptitude au repulpage que le PE, même si la performance varie fortement d'une formulation à l'autre. Les résultats d'essai sur le papier réellement couché comptent plus que la fiche technique du couchage.

Voir : couchages barrière pour emballages papier ; enductions de gobelets carton

Dispersions biosourcées

Les dispersions biosourcées sont des couchages barrière constitués en tout ou en partie de matières renouvelables telles que l'amidon, les protéines, le chitosane, les alginates, les cires végétales ou les PHA. Leur résistance aux graisses et à l'eau varie fortement et dépend souvent de l'humidité et du grammage d'enduction. Qu'un couchage biosourcé compte ou non comme plastique dépend de la nature de son polymère, naturel et non chimiquement modifié ; les amidons modifiés et les polymères fermentés doivent donc être vérifiés.

Voir : couchages barrière pour emballages papier

Grammage d'enduction (poids de couche)

Le grammage d'enduction est la masse sèche d'un couchage appliquée par mètre carré, exprimée en g/m² par face. Les enductions PE par extrusion sur carton pour gobelets sont en général de l'ordre de 12-20 g/m² par face enduite, tandis que les barrières en dispersion sont généralement appliquées à des grammages plus faibles, souvent en plusieurs passes. Le grammage d'enduction détermine la performance de barrière, le coût, l'aptitude au repulpage et la part de plastique de l'article, que les lignes directrices non contraignantes de la Commission européenne sur le PPWR du 5 juin 2026 utilisent avec un seuil de 5 % pour les restrictions de l'annexe V.

Voir : couchages barrière pour emballages papier

Paraffinage à sec et paraffinage en surface (dry wax, wet wax)

Le paraffinage à sec fait pénétrer la cire dans le papier à l'aide de cylindres chauffés : la surface paraît sèche et la feuille résiste à l'humidité dans sa masse. Le paraffinage en surface (wet wax) laisse un film de cire continu à la surface, ce qui donne une finition brillante, une meilleure barrière à l'humidité et l'aptitude au thermoscellage. Les deux fondent à des températures relativement basses, et les papiers fortement paraffinés se repulpent mal.

Voir : papier ingraissable, papier sulfurisé ou papier paraffiné

Composés fluorés (traitement fluoré ; PFAS)

Les composés fluorés sont des substances fluorées appartenant au groupe des PFAS (substances per- et polyfluoroalkylées), utilisées historiquement pour rendre le papier, le carton et la fibre moulée résistants aux graisses et à l'eau. En vertu de l'article 5, paragraphe 5, du règlement (UE) 2025/40 (PPWR), les emballages en contact avec des denrées alimentaires mis sur le marché de l'UE à partir du 12 août 2026 doivent rester sous 25 ppb pour tout PFAS pris isolément et sous 250 ppb pour la somme des PFAS par analyse ciblée, et sous 50 ppm pour l'ensemble des PFAS, y compris les PFAS polymères ; au-delà de 50 mg/kg de fluor total, il faut démontrer si ce fluor provient ou non de PFAS. Aux États-Unis, la FDA a annoncé en février 2024 que les agents antigraisse à base de PFAS ne sont plus vendus pour le contact alimentaire, et de nombreux États interdisent les PFAS ajoutés intentionnellement dans les emballages alimentaires.

Voir : emballages alimentaires sans PFAS

Barrière fonctionnelle

Une barrière fonctionnelle est une couche d'un matériau au contact des denrées alimentaires qui empêche des substances présentes dans les couches situées derrière elle, comme l'huile minérale des fibres recyclées, de migrer vers l'aliment. Il peut s'agir d'un film, d'un couchage, d'un sachet intérieur ou d'un pli barrière dans le carton. Lorsque la conformité repose sur une barrière fonctionnelle, la déclaration de conformité doit le préciser.

Voir : conformité des emballages au contact alimentaire

Vernis thermoscellable (HSC ; DE : Heißsiegellack)

Un vernis thermoscellable est un vernis ou un fin couchage, par exemple acrylique, à base d'EVA ou polyester, qui se ramollit sous l'effet de la chaleur et de la pression pour adhérer à lui-même ou à une autre surface. Il est appliqué par héliogravure, flexo ou unités d'enduction sur du papier, de la feuille d'aluminium ou du film pour les opercules, les sachets papier et les sacs papier scellés. La résistance du scellage dépend du grammage d'enduction, de la température, du temps de contact et de la pression ; les conditions de scellage doivent donc être convenues avec le conditionneur.

Papier métallisé (US : metallized paper)

Le papier métallisé porte une couche d'aluminium extrêmement fine déposée sous vide, appliquée directement ou par transfert depuis un film support, surtout pour l'aspect, avec un certain effet barrière à l'humidité et aux arômes. Il est utilisé pour les étiquettes, la confiserie et les emballages décoratifs. Les papeteries le traitent en général plus facilement que les complexes avec feuille d'aluminium, mais son acceptation varie.

Voir : couchages barrière pour emballages papier

Barrière aux huiles minérales

Une barrière aux huiles minérales est une couche, un couchage ou un sachet intérieur qui bloque la migration des hydrocarbures d'huiles minérales (MOSH/MOAH) provenant du carton en fibres recyclées ou des encres vers les aliments. Les options usuelles comprennent les films PET, PA, EVOH ou métallisés, les couchages barrière et les couches de carton adsorbantes. Elle concerne surtout les aliments secs de longue conservation emballés dans du carton recyclé.

Voir : barrières aux huiles minérales et étuis aptes au contact alimentaire

Vernis de surimpression (OPV)

Un vernis de surimpression est un vernis transparent imprimé sur l'encre pour la protéger du frottement et des éraflures, contrôler le brillant et, sur les emballages alimentaires, aider à limiter le maculage. Il existe en types à base d'huile, à l'eau et durcis aux UV, et des qualités à faible migration sont spécifiées pour l'emballage alimentaire. Un OPV est une finition d'impression, non une barrière aux graisses ou à l'eau.

Voir : finitions d'étuis carton

Enduction PE par extrusion (carton enduit PE)

L'enduction PE par extrusion consiste à appliquer du polyéthylène fondu, le plus souvent du PEBD, en film mince continu sur du papier ou du carton. Elle donne une excellente résistance à l'eau, une bonne résistance aux graisses et un thermoscellage fiable pour les gobelets, les contenants et les barquettes pour aliments humides, en général d'environ 12-20 g/m² par face enduite. L'article enduit est traité comme contenant du plastique au regard des règles de l'UE et du Royaume-Uni sur les plastiques à usage unique, et le film PE est éliminé comme refus lors du repulpage du carton.

Voir : couchages barrière pour emballages papier ; enductions de gobelets carton

Enduction PLA

L'enduction PLA consiste à appliquer de l'acide polylactique par extrusion sur du papier ou du carton, comme le PE, pour obtenir une barrière thermoscellable à l'eau et aux graisses. Le papier enduit PLA peut être certifié compostable industriellement lorsque l'ensemble de la construction est testé, mais le PLA reste un plastique au sens réglementaire et un contaminant du recyclage plastique conventionnel. Les qualités standard se ramollissent à des températures plus basses que le PE : la tenue au remplissage à chaud doit donc être vérifiée.

Voir : enductions de gobelets carton

Primaire d'adhérence (primer)

Un primaire est une fine couche appliquée sur un support avant l'impression, l'enduction, l'extrusion ou le complexage pour améliorer l'adhérence. On peut citer les primaires qui aident le PE à adhérer au film ou à la feuille d'aluminium en enduction par extrusion et ceux qui aident les encres à s'ancrer sur les films plastiques à faible énergie de surface. Les primaires font partie de l'évaluation de contact alimentaire de la structure finie.

Enduction silicone

L'enduction silicone crée une surface antiadhésive plutôt qu'une barrière classique, afin que les aliments et les étiquettes ne collent pas. Elle s'emploie sur le papier cuisson et les feuilles de four, où elle supporte les températures du four, et sur les supports antiadhésifs d'étiquettes autocollantes. Le papier siliconé ne se thermoscelle pas et n'est souvent pas accepté dans le recyclage papier standard.

Voir : couchages barrière pour emballages papier

Cire (paraffine, cire microcristalline)

La cire d'emballage est principalement de la paraffine raffinée issue du pétrole, souvent mélangée à de la cire microcristalline pour la souplesse ou à des cires naturelles telles que la cire d'abeille, la carnauba ou la cire de soja. Elle donne une résistance à l'eau et à l'humidité à faible coût et fond en général entre environ 45 et 70 °C ; elle ne convient donc pas aux aliments gras chauds en maintien au chaud prolongé, aux fours ni aux micro-ondes. Les qualités de cire pour contact alimentaire sont spécifiées par leur pureté.

Voir : papier ingraissable, papier sulfurisé ou papier paraffiné

Colles

Les colles assemblent les coutures, complexent les films et ferment les emballages. Leur type influe sur la cadence de ligne, la tenue à la chaleur, la documentation de contact alimentaire et la recyclabilité.

Cold seal (colle de scellage à froid ; DE : Kaltsiegel)

Le cold seal est un enduit, en général à base de latex de caoutchouc naturel, appliqué par motifs à l'intérieur d'un emballage souple pour qu'il adhère à lui-même sous la seule pression, sans chaleur. Il permet un conditionnement à très grande cadence de produits sensibles à la chaleur, comme les barres chocolatées et les glaces, avec un vernis antiadhésif imprimé à l'extérieur pour que les bobines se déroulent. Le cold seal a une durée de conservation limitée avant emploi, et la présence de latex de caoutchouc naturel peut devoir être déclarée pour des raisons d'allergie dans certaines chaînes d'approvisionnement.

Colle thermofusible (hot melt ; DE : Schmelzklebstoff)

La colle thermofusible est une colle thermoplastique sans solvant, couramment à base d'EVA ou de polyoléfines, appliquée fondue à environ 120-180 °C en général et qui prend en refroidissant en quelques secondes. Elle sert à la fermeture des étuis et des cartons, à certaines coutures latérales d'étuis, à la fixation des poignées des sacs papier et à l'assemblage de présentoirs. Les colles thermofusibles conventionnelles peuvent former des particules collantes (stickies) au recyclage du papier ; des qualités repulpables ou dispersibles sont donc disponibles.

Adhésif de complexage (adhésif polyuréthane de complexage)

Un adhésif de complexage assemble deux films dans l'emballage souple ; c'est le plus souvent un polyuréthane bicomposant, en phase solvant ou sans solvant, avec des systèmes en phase aqueuse pour certaines applications. Après le complexage, il exige un temps de réticulation, souvent de plusieurs jours, avant le refendage et la confection des sachets. Les systèmes polyuréthane aromatiques doivent être totalement réticulés pour que les amines aromatiques primaires ne migrent pas vers les aliments en quantités détectables, au titre du règlement (UE) n° 10/2011.

Voir : structures de complexes pour sachets et propriétés barrière

Adhésif sensible à la pression (PSA)

Un adhésif sensible à la pression reste collant en permanence et adhère sous une légère pression, sans chaleur, eau ni solvant. On l'emploie sur les étiquettes autocollantes, les rubans adhésifs et les rabats refermables, en types acrylique, caoutchouc et thermofusible, avec des variantes permanentes, repositionnables et lavables (wash-off). Pour les emballages papier, le choix de l'adhésif détermine si les étiquettes et les rubans se désintègrent ou laissent des stickies lors du repulpage.

Colle PVAc (acétate de polyvinyle ; colle blanche)

La colle PVAc est une dispersion aqueuse d'acétate de polyvinyle qui prend à mesure que l'eau est absorbée par le papier et s'évapore. Elle est très utilisée pour les coutures latérales d'étuis sur plieuses-colleuses, les coutures de sacs papier, l'enroulement de tubes en papier et la pose de fenêtres sur carton. Elle est en général compatible avec le recyclage du papier et existe en qualités conformes au contact alimentaire.

Colle d'amidon (DE : Stärkekleber)

La colle d'amidon est une colle aqueuse à base d'amidon de maïs, de blé, de pomme de terre ou de tapioca, cuite ou modifiée chimiquement pour maîtriser la viscosité et le pouvoir collant (tack). C'est la colle standard pour assembler les couvertures aux cannelures sur l'ondulateur et elle est très utilisée pour les coutures de tube et de fond des sacs papier. Elle est bon marché et totalement compatible avec le repulpage, mais prend plus lentement que la colle thermofusible.

Fibre moulée

Pâte moulée en trois dimensions pour barquettes, porte-gobelets, vaisselle et calages. Les formats sont comparés dans notre guide sur les porte-gobelets en fibre moulée ou en carton.

Bagasse (bagasse de canne à sucre)

La bagasse est le résidu fibreux qui reste après le pressage du jus de la canne à sucre ; mise en pâte, elle sert surtout à fabriquer des assiettes, bols, boîtes à charnière et couvercles de gobelets en fibre moulée. Elle est en général pressée à l'état humide en formes lisses et rigides, écrue ou blanchie, avec des additifs de collage ou de barrière pour la résistance aux graisses et à l'eau. Des composés fluorés étaient historiquement utilisés sur ces produits ; les limites PFAS du PPWR de l'UE s'appliquent aux emballages en contact avec des denrées alimentaires à partir du 12 août 2026, et l'interdiction des PFAS de l'État du Maine pour les types d'emballages en fibres végétales est entrée en vigueur le 25 mai 2026.

Voir : emballages alimentaires sans PFAS

Fibre moulée à sec (formage à sec ; dry forming)

La fibre moulée à sec est un procédé émergent qui façonne des fibres de cellulose à partir d'un voile formé à l'air et pressé dans des outils chauffés, avec peu ou pas d'eau. Il promet une consommation d'énergie plus faible et des cycles plus rapides que le moulage conventionnel. Il ne faut pas la confondre avec la fibre moulée pressée à sec, formée à partir d'une suspension aqueuse.

Fibre moulée pressée à sec (fibre moulée conventionnelle)

La fibre moulée pressée à sec est formée en aspirant une suspension de pâte sur un outil recouvert d'un treillis, en transférant la forme humide et en la séchant, en général au four, parfois avec un léger pressage ensuite. Elle présente en général des parois plus épaisses, une face lisse et une face plus rugueuse, et est souvent fabriquée à partir de papier journal recyclé ou d'OCC. Elle sert pour les porte-gobelets, les boîtes à œufs, les plateaux de fruits et les calages de protection.

Voir : porte-gobelets en fibre moulée ou en carton

Fibre moulée (pulpe moulée ; US : molded fiber ; DE : Faserguss)

La fibre moulée est un emballage fabriqué en formant une suspension diluée de pâte sur un outil façonné recouvert d'un treillis, en retirant l'eau par aspiration puis en séchant ou en pressant à chaud la forme. Elle peut utiliser du papier recyclé, de la pâte de bois vierge ou des fibres non ligneuses comme la bagasse, et sa forme est fixée par l'outil : toute nouvelle forme exige un nouvel outillage. Elle sert pour les porte-gobelets, les barquettes et la vaisselle alimentaires, les emballages d'œufs et les calages de protection.

Voir : porte-gobelets en fibre moulée ou en carton ; manchons et porte-gobelets personnalisés imprimés

Fibre moulée pressée à l'état humide (fibre thermoformée)

La fibre moulée pressée à l'état humide est formée à partir d'une suspension, puis pressée et séchée dans des outils chauffés appariés alors qu'elle est encore humide, ce qui donne une pièce dense, à parois fines, lisse sur les deux faces. C'est le procédé habituel pour la bagasse et la vaisselle en fibres vierges, les boîtes à charnière et les calages haut de gamme. L'outillage et l'énergie coûtent plus cher que pour le moulage pressé à sec, mais la finition et la précision dimensionnelle sont meilleures.

Voir : porte-gobelets en fibre moulée ou en carton

Transformer des termes matière en spécification

Une ligne matière qu'un transformateur peut chiffrer sans deviner nomme la qualité ou la structure, les grammages et l'exigence fonctionnelle, et pas seulement un mot familier. Utilisez les termes ci-dessus pour vérifier que chaque ligne de votre demande couvre :

  • Papier et carton : nom de la qualité ou classe DIN 19303, grammage, épaisseur pour les cartons, fibre (vierge, recyclée ou avec un minimum de contenu recyclé indiqué) et couleur des deux faces.
  • Carton ondulé : cannelure, chaque couverture et chaque papier de cannelure avec son grammage, et l'exigence de résistance que la caisse doit satisfaire.
  • Films et complexes : chaque couche de l'extérieur vers l'intérieur avec son épaisseur en µm, la matière recyclée et la couche qui touche le produit.
  • Couchages et barrières : type de barrière, face, grammage d'enduction si connu, performance requise aux graisses ou à l'eau et toute exigence sans PFAS ou sans plastique.
  • Colles : seulement lorsqu'elles comptent, par exemple pour la tenue à la chaleur, la documentation de contact alimentaire ou des objectifs de recyclabilité.

Le reste de la demande, notamment les quantités, l'impression et les documents, est détaillé dans le guide de la demande de devis d'emballages. 9 Packaging est un fabricant et exportateur d'emballages imprimés basé à Istanbul, au service d'entreprises ; les propositions de matériaux font partie de la revue technique lors du devis. Envoyez votre produit, son contenu et vos marchés cibles via notre page de contact.