L'épreuve revient avec trois remarques de l'équipe prépresse de l'imprimeur : la haute lumière à 2 % du dégradé ne tiendra pas à 133 lpi, le texte blanc en réserve demande un grossi (spread), et le rouge de la marque est hors du gamut CMJN, il doit donc être imprimé en ton direct ou construit en gamut étendu. Chacune pèse sur le coût, le rendu ou le calendrier, et la personne qui valide les fichiers d'impression doit la comprendre pour trancher correctement. Ce glossaire de l'impression pour l'emballage définit le vocabulaire des devis d'impression, des rapports de prépresse, des épreuves et des bons à rouler, du volume d'anilox et de la déformation du cliché jusqu'au Delta E, au G7 et aux noms des défauts d'impression courants.

Comment utiliser ce glossaire de l'impression pour l'emballage

Cette page s'adresse aux acheteurs d'emballages, aux designers, aux responsables qualité et aux ingénieurs emballage qui valident des fichiers d'impression et des échantillons imprimés sans conduire eux-mêmes les presses. Chaque entrée donne une définition, le principe ou le mode de mesure de la propriété avec des valeurs typiques lorsqu'elles ont un sens, et ce que le terme change pour l'acheteur : coût, couleur, lisibilité ou aptitude au contact alimentaire. Les valeurs typiques sont présentées comme telles, car les presses, les clichés, les encres et les supports varient ; les chiffres propres à un travail donné sont fixés par l'imprimeur et confirmés lors du devis et de la revue technique.

Les titres donnent le terme français en premier, puis le terme anglais (EN), les abréviations et l'équivalent allemand (DE) ou néerlandais (NL) lorsqu'ils sont courants dans la correspondance avec les fournisseurs. Dans chaque section, les entrées suivent l'ordre alphabétique du terme anglais. Lorsqu'un sujet a son propre guide sur ce site, l'entrée y renvoie pour approfondir.

Cette page fait partie du glossaire de l'emballage. Les glossaires associés traitent des termes de transformation et de fabrication, des matériaux d'emballage, des tests, de la qualité et des défauts ainsi que de la réglementation, la durabilité et le commerce. Les effets de finition tels que la dorure, le gaufrage et le pelliculage sont définis dans les glossaires de transformation et de matériaux ; seuls les vernis d'impression sont traités ici.

Procédés d'impression et types de presses

La façon dont l'image atteint le support, et les configurations de presse qui figurent sur les devis d'emballage. Le choix du procédé selon le produit et la longueur du tirage est traité dans le comparatif flexo, offset, héliogravure et impression numérique.

Presse flexo à tambour central (EN : central impression press, CI press)

Une presse à tambour central dispose toutes les stations couleur flexo autour d'un grand tambour de pression thermorégulé, de sorte que la bande reste au contact du même tambour de la première à la dernière couleur. Comme la bande ne peut ni s'étirer ni dévier entre les stations, le repérage est très stable : c'est pourquoi les presses à tambour central dominent la flexo sur films fins et extensibles et sur papier pour sacs et papiers d'emballage. Elles comptent couramment de six à dix stations couleur et impriment une face de la bande par passage.

Voir : impression sur sacs plastique

Impression numérique (EN : digital printing; DE: Digitaldruck; NL: digitaal drukken)

L'impression numérique crée l'image directement à partir du fichier, par jet d'encre ou par toner, sans clichés ni cylindres. Le coût de mise en route est minimal et chaque pièce peut être différente, mais le coût d'impression par unité reste relativement stable quand la quantité augmente : le numérique est donc le plus pertinent pour les petites séries, les prototypes, les échantillons imprimés et les motifs déclinés en versions. Les tons directs sont généralement simulés avec le jeu d'encres de la presse au lieu d'être formulés à part, et le système d'encre doit être validé pour l'emballage alimentaire, comme n'importe quel autre.

Voir : comparatif flexo, offset, héliogravure et impression numérique

Offset à sec (EN : dry offset; DE: Trockenoffset)

L'offset à sec imprime des contenants ronds préformés, tels que gobelets, pots et couvercles en plastique, en encrant des clichés en relief qui transfèrent chaque couleur sur un blanchet commun ; celui-ci dépose ensuite l'image complète sur le contenant en rotation. « À sec » signifie qu'aucune solution de mouillage n'est utilisée, contrairement à l'offset lithographique. Comme toutes les couleurs se rejoignent encore humides sur un seul blanchet, elles ne peuvent pas être surimprimées proprement ; les motifs sont donc construits avec des couleurs juxtaposées et des trames, sans véritable recouvrement ni surimpression. Les gobelets carton ne sont pas imprimés ainsi : ils sont imprimés à plat avant formage.

Voir : impression des gobelets carton

Électrophotographie (EN : electrophotography, toner printing; toner liquide ou sec)

L'électrophotographie est le procédé numérique dans lequel un laser ou une LED inscrit l'image sous forme de charge électrostatique sur un tambour ; les particules de toner chargées sont attirées par l'image, puis le toner est transféré et fixé sur le support. Les versions toner sec et toner liquide sont toutes deux utilisées en emballage, la seconde surtout pour les étuis carton, les étiquettes et les emballages souples en petites séries. La qualité d'image sur supports adaptés est proche de l'offset ; la vitesse et le format maximal sont inférieurs à ceux des presses conventionnelles.

Flexographie (EN : flexography, flexo; DE: Flexodruck; NL: flexodruk)

La flexographie imprime à partir de clichés photopolymères souples en relief, encrés par un rouleau anilox gravé, et transfère l'encre directement sur le support. Elle tourne vite sur bobines et sur carton ondulé, fonctionne avec des encres à base d'eau, solvantées et UV, et domine pour les sacs papier, les papiers d'emballage, les serviettes, les films plastiques et les emballages en carton ondulé. Les clichés haute définition et les points à sommet plat ont réduit l'écart de qualité avec l'offset, notamment sur film.

Voir : comparatif flexo, offset, héliogravure et impression numérique

Héliogravure (EN : gravure, rotogravure; DE: Tiefdruck; NL: diepdruk)

L'héliogravure imprime à partir de cylindres métalliques gravés de millions de petites alvéoles, un cylindre par couleur ; les alvéoles se remplissent d'une encre peu visqueuse, une racle essuie la surface et le support extrait l'encre des alvéoles sous pression. La couleur est riche et très stable sur de longs tirages, mais les cylindres gravés sont coûteux : l'héliogravure se justifie donc sur de longs tirages de motifs inchangés, surtout sur film pour emballages souples complexés.

Voir : comparatif flexo, offset, héliogravure et impression numérique

Impression hybride (EN : hybrid printing)

L'impression hybride associe deux technologies d'impression sur une même ligne de production, le plus souvent un module jet d'encre numérique intégré à une presse flexo ou offset : les éléments fixes sont imprimés de façon conventionnelle, tandis que les éléments variables ou déclinés en versions sont imprimés en numérique dans le même passage. Le terme s'emploie aussi pour des presses combinant flexo, sérigraphie ou d'autres modules, ainsi que pour des encres UV « hybrides » ou un tramage hybride ; mieux vaut donc demander au fournisseur de quel sens il s'agit.

Jet d'encre (EN : inkjet printing; single-pass, multi-pass)

Le jet d'encre projette de minuscules gouttelettes d'encre depuis les buses des têtes d'impression directement sur le support, sous pilotage numérique. Les presses single-pass impriment toute la largeur en un seul passage sous des têtes fixes et conviennent aux volumes industriels d'emballage ; les imprimantes multi-passes (à balayage) déplacent les têtes en va-et-vient, sont plus lentes et servent surtout aux échantillons et aux très petites séries. Les encres jet d'encre à base d'eau et UV sont courantes en emballage ; l'aptitude au contact alimentaire dépend du système d'encre précis et de sa documentation.

Presse flexo en ligne (EN : inline flexo press)

Une presse flexo en ligne aligne ses stations couleur en rangée horizontale, chacune avec son propre cylindre de pression, la bande ou la feuille passant de l'une à l'autre. Cette disposition offre un accès aisé, convient aux supports épais comme le carton et permet d'intégrer dans la même ligne des opérations de transformation telles que la découpe, le vernissage ou le pelliculage. Les presses à étiquettes à bande étroite et de nombreuses lignes flexo pour carton à gobelets et étuis utilisent cette configuration.

Typographie (EN : letterpress; DE: Buchdruck; NL: boekdruk)

La typographie imprime à partir de formes rigides en relief avec des encres pâteuses, appliquées sous une pression légère (« kiss »). Procédé commercial majeur autrefois, elle ne représente plus qu'une faible part de l'impression d'emballage, principalement la typographie UV sur étiquettes autocollantes à bande étroite et quelques lignes de gobelets et de couvercles. C'est le procédé en relief dont sont issus la flexographie et l'offset à sec.

Bande étroite et bande large (EN : narrow web and wide web)

Bande étroite et bande large désignent la largeur des presses à bobines. Les presses à bande étroite, généralement en dessous d'environ 500 mm (20 in) de laize imprimable, sont typiques des étiquettes et des petites séries d'emballages souples ; les presses à bande large, souvent bien au-delà de 1 000 mm, impriment en volume les films et papiers destinés aux sacs, aux papiers d'emballage et aux sachets. Les définitions varient selon les fournisseurs ; la largeur de presse intéresse surtout l'acheteur parce qu'elle limite le nombre de poses imprimables en largeur.

Impression offset (EN : offset lithography, offset, litho; DE: Offsetdruck; NL: offsetdruk)

L'impression offset lithographique imprime à partir de plaques planes dont les zones image attirent une encre grasse et les zones non imprimantes attirent l'eau ; l'image encrée est transférée sur un blanchet en caoutchouc, puis du blanchet vers la feuille ou la bande. C'est, parmi les procédés courants, celui qui donne les détails les plus nets et les dégradés les plus lisses ; il est la référence pour les étuis carton, les flancs de gobelets et les papiers de couverture de carton ondulé contrecollés offset. « Litho » est l'abréviation usuelle du métier au Royaume-Uni.

Voir : comparatif flexo, offset, héliogravure et impression numérique

Post-print et pré-print (EN : post-print and pre-print, corrugated printing)

Le post-print consiste à imprimer directement sur le carton ondulé fini, généralement en flexo, en une à trois couleurs ; le pré-print consiste à imprimer le papier de couverture en bobines, en flexo ou en héliogravure, avant son assemblage avec la cannelure sur l'onduleuse. Le pré-print donne des tons plus lisses et convient aux très grands tirages ; le post-print est la norme pour les boîtes à pizza, les cartons d'expédition et la plupart des boîtes d'expédition e-commerce. Une troisième voie, le contrecollage offset, colle une feuille imprimée en offset sur le carton ondulé pour obtenir une qualité photographique.

Voir : impression des boîtes à pizza

Impression en surface et impression à l'envers (EN : surface printing, reverse printing)

L'impression en surface place l'encre sur la face extérieure d'un support, où elle est vue directement ; l'impression à l'envers la place à l'intérieur d'un film transparent, de sorte qu'elle est vue à travers le film, généralement avant que celui-ci soit complexé avec une autre couche. Les visuels imprimés à l'envers sont inversés en miroir et le blanc est imprimé en dernier, derrière les couleurs ; l'encre se retrouve protégée à l'intérieur du complexe, à l'écart du consommateur comme de l'aliment. La plupart des sachets complexés sont imprimés à l'envers ; les sacs cabas sont généralement imprimés en surface.

Sérigraphie (EN : screen printing; DE: Siebdruck; NL: zeefdruk)

La sérigraphie fait passer l'encre à travers un pochoir à maille fine sur le support, en déposant un film d'encre beaucoup plus épais qu'en flexo ou en offset. Elle donne des blancs opaques, des couleurs franches sur matières foncées ou texturées et des effets tactiles ou en relief ; des modules de sérigraphie rotative sont parfois ajoutés aux lignes d'étiquettes et d'étuis pour ces effets. Elle est lente et adaptée aux motifs simples en peu de couleurs, si bien qu'elle est rarement le procédé principal des emballages jetables de restauration.

Voir : comparatif flexo, offset, héliogravure et impression numérique

Offset feuille à feuille (EN : sheet-fed offset)

L'offset feuille à feuille fait passer des feuilles découpées individuelles dans la presse, en général avec quatre groupes de quadrichromie plus un ou deux groupes pour tons directs et un groupe de vernissage en ligne pour un vernis offset ou un vernis acrylique. Plusieurs poses sont imposées sur chaque feuille puis découpées. C'est la filière standard pour les étuis carton, les boîtes burger et les boîtes à emporter en carton, les flancs de gobelets et les papiers de couverture contrecollés offset, lorsque les textes fins et les images photographiques comptent.

Voir : comparatif flexo, offset, héliogravure et impression numérique

Presse flexo à étages (EN : stack flexo press)

Une presse à étages dispose ses stations couleur flexo les unes au-dessus des autres, d'un côté ou des deux d'un bâti vertical, chacune avec son propre cylindre de pression. Elle est compacte et peut imprimer les deux faces de la bande en un seul passage, mais le repérage sur films extensibles est moins précis qu'avec une presse à tambour central, car la bande circule librement entre les stations. Les presses à étages sont courantes pour les sacs papier, les papiers d'emballage et les travaux simples sur film.

Voir : impression sur sacs plastique

Offset rotatif (EN : web offset, variable-sleeve offset)

L'offset rotatif imprime en offset lithographique sur une bobine continue plutôt que sur feuilles. Les presses offset rotatives à manchons variables changent les manchons de plaque et de blanchet pour modifier le développement, ce qui rend le procédé utilisable pour les emballages souples, les étiquettes et les bobines de carton pour gobelets, souvent avec des encres UV ou EB. Il concurrence l'héliogravure et la flexo lorsque des images de qualité offset et des changements de motifs fréquents sont nécessaires.

Presse flexo, anilox et clichés

Les composants qui déterminent la quantité d'encre déposée par une presse flexo et la netteté de l'impression. Ces termes expliquent pourquoi les devis flexo mentionnent des coûts de clichés, pourquoi les images fines et les aplats se disputent le même anilox et pourquoi le développement est fixé par la presse.

Linéature d'anilox (EN : anilox cell count, screen count; lignes par pouce, lignes par cm)

La linéature d'anilox est le nombre d'alvéoles gravées par pouce ou par centimètre linéaire à la surface d'un rouleau anilox. En emballage, on utilise typiquement d'environ 200 lignes par pouce (80 par cm) pour les couchages épais, les blancs et le carton ondulé, jusqu'à 1 000 lignes par pouce (environ 400 par cm) ou plus pour l'impression en quadrichromie fine sur film. Une règle courante veut que la linéature de l'anilox soit au moins de quatre à six fois la linéature de trame du cliché, afin que les plus petits points soient soutenus par plusieurs alvéoles au lieu de plonger dans une seule.

Rouleau anilox (EN : anilox roll; DE: Rasterwalze; NL: aniloxrol)

Un rouleau anilox est un rouleau métallique gravé ou revêtu de céramique, monté sur une presse flexo, dont la linéature et le volume des alvéoles dosent un film d'encre précis et régulier sur le cliché. La plupart des rouleaux anilox modernes sont en céramique gravée au laser, avec des alvéoles hexagonales à 60°, qui s'usent lentement et se nettoient à fond. Les rouleaux fins à petites alvéoles conviennent aux trames et aux détails, les rouleaux grossiers à fort volume déposent les aplats épais et les blancs, et un anilox usé ou en partie bouché est une cause fréquente de dérive de couleur d'un tirage à l'autre.

Voir : comparatif flexo, offset, héliogravure et impression numérique

Volume d'anilox (EN : anilox volume, BCM; cm³/m²)

Le volume d'anilox est le volume d'encre que les alvéoles d'un rouleau anilox peuvent contenir par unité de surface ; il s'exprime en BCM (billion cubic microns per square inch) aux États-Unis et en cm³/m² en Europe, où 1 BCM vaut environ 1,55 cm³/m². Les valeurs typiques vont d'environ 1 à 2,5 BCM pour les travaux en trame, de 3 à 5 BCM pour les travaux au trait et les aplats, et plus pour les blancs opaques, les vernis et le carton ondulé. Le volume détermine en grande partie l'épaisseur du film d'encre, donc l'intensité des aplats ; spécifier l'anilox en même temps que l'encre est la façon de garder une couleur flexo reproductible à la réimpression.

Chambre à racles (EN : chambered doctor blade; DE: Kammerrakel)

Une chambre à racles est un système d'encrage fermé dans lequel deux lames, une racle de dosage et une racle d'étanchéité, forment une chambre close contre le rouleau anilox, l'encre y étant pompée. Elle maintient l'encre en circuit fermé, ce qui réduit l'évaporation du solvant et la dérive de viscosité, limite le moussage et permet des changements de couleur plus rapides. C'est le système d'encrage standard des presses flexo modernes pour l'emballage.

Racle (EN : doctor blade; DE: Rakel; NL: rakel)

Une racle est une lame fine en acier, en plastique ou en matériau composite pressée contre un rouleau ou un cylindre encré pour éliminer l'excédent d'encre, ne laissant l'encre que dans les alvéoles gravées. En flexo, elle racle la surface de l'anilox pour qu'un volume dosé parvienne au cliché ; en héliogravure, elle essuie le cylindre pour que l'encre ne reste que dans les alvéoles de l'image. L'angle, la pression et l'usure de la lame influent sur la régularité du film d'encre, et une lame endommagée se traduit par de fines traînées dans le sens d'impression.

Points à sommet plat (EN : flat-top dots)

Les points à sommet plat sont des points de cliché flexo dont la surface d'impression est plane et les épaules nettes, au lieu des sommets arrondis produits par l'exposition numérique conventionnelle, où l'oxygène de l'air limite la polymérisation des plus petits points. Ils sont obtenus avec des systèmes d'exposition à barrière d'oxygène ou LED haute intensité ; ils tiennent des points de hautes lumières plus petits, donnent un engraissement du point plus stable lors des variations de pression et reçoivent souvent une trame de surface pour des aplats plus denses. Pour l'acheteur, les clichés à sommet plat signifient généralement des dégradés plus lisses et un meilleur détail fin, pour un coût de cliché un peu plus élevé.

Pression d'impression (EN : impression, impression setting)

La pression d'impression est la pression de contact entre le cliché et le support, et entre l'anilox et le cliché, réglée par la position du cylindre porte-cliché et de l'anilox par rapport au cylindre de pression. La flexo doit tourner à la pression la plus légère qui transfère une image complète ; une pression excessive écrase l'encre vers les bords des éléments du cliché, ce qui grossit les points, provoque des halos et bouche les textes en négatif. Les réglages de pression sont ajustés au calage et peuvent dériver avec l'usure du cliché, la compression de l'adhésif et l'épaisseur du support.

Pression légère (EN : kiss impression)

La pression légère (kiss impression) est la pression de contact minimale à laquelle le cliché transfère juste une image complète et régulière sur le support, sans écrasement visible. C'est le réglage visé en flexo et en typographie, car il maintient l'engraissement du point au plus bas et les détails fins ouverts. Sur les supports rugueux ou cannelés comme le papier kraft et le carton ondulé, un peu plus de pression est souvent nécessaire pour atteindre les points bas de la surface.

Adhésif de montage (EN : mounting tape, compressible plate-mounting tape; DE: Klischeeklebeband)

L'adhésif de montage est un ruban adhésif double face à âme mousse compressible servant à fixer les clichés flexo sur un cylindre ou un manchon, d'une épaisseur typique d'environ 0,38 à 0,55 mm. La densité de sa mousse modifie l'impression : les adhésifs souples amortissent le cliché et réduisent l'engraissement du point en trame, les adhésifs durs donnent un meilleur dépôt d'encre en aplat, et les adhésifs de dureté moyenne sont utilisés lorsqu'un cliché porte les deux. La précision du montage et le choix de l'adhésif expliquent en partie pourquoi les réimpressions sur clichés remontés peuvent s'imprimer légèrement différemment.

Cliché photopolymère (EN : photopolymer plate, flexo plate; DE: Klischee; NL: cliché)

Un cliché photopolymère est la forme imprimante souple en relief utilisée en flexo : une couche de polymère photosensible sur support polyester, qui reçoit l'image, est exposée aux UV puis développée au solvant, à l'eau ou thermiquement pour laisser les zones image en relief. Les épaisseurs courantes sont de 1,14 mm pour le film et la bande étroite et de 1,70 mm pour le papier et la bande large, avec des clichés plus épais et plus souples d'environ 3 à 7 mm pour le post-print sur carton ondulé. Les clichés représentent un coût unique par couleur et par motif, indiqué « Klischeekosten » dans les devis allemands, et peuvent être stockés et réutilisés sur les commandes répétées si le fichier ne change pas.

Voir : comparatif flexo, offset, héliogravure et impression numérique

Cylindre porte-cliché (EN : plate cylinder)

Le cylindre porte-cliché est le cylindre d'une presse flexo qui porte les clichés montés, directement ou par l'intermédiaire d'un manchon, et transfère l'encre du cliché au support à chaque révolution. Sa circonférence, avec l'épaisseur du cliché et de l'adhésif, fixe le développement ; chaque presse dispose donc d'un jeu de développements disponibles. Un motif dont la longueur ne correspond à aucun développement disponible exige un autre cylindre ou manchon, ou une mise en page adaptée.

Déformation du cliché (EN : plate distortion, distortion factor)

La déformation du cliché est l'étirement de la surface imprimante d'un cliché flexo dans le sens circonférentiel lorsque le cliché plan est enroulé sur le cylindre ou le manchon. La prépresse la compense en raccourcissant l'image dans ce sens d'un facteur de compensation, qui dépend de l'épaisseur du cliché et du développement et se situe couramment entre un et quelques pour cent. Sans compensation, l'image imprimée sort plus longue que le fichier, ce qui compte pour les longueurs de sacs, les positions de panneaux et les codes-barres.

Manchon porte-cliché (EN : sleeve, plate sleeve, bridge sleeve)

Un manchon est un tube cylindrique léger sur lequel sont montés les clichés flexo, glissé sur un mandrin à air sur la presse au lieu de changer de lourds cylindres en acier. Les manchons intermédiaires (bridge ou adaptateurs) augmentent le diamètre du mandrin afin que différents développements puissent tourner sur la même presse. Les manchons accélèrent les changements de travail et permettent de monter les clichés hors presse et de les stocker prêts pour les commandes répétées.

Trame de surface (EN : surface screening, microcell screening)

La trame de surface est un motif très fin de minuscules alvéoles ou de textures inscrit dans les aplats d'un cliché flexo. Ce motif rompt la surface lisse du cliché afin qu'il porte et libère l'encre plus uniformément, ce qui donne une densité d'aplat plus élevée, moins de marbrure et de piqûres, notamment sur film. Elle est appliquée en prépresse ou lors de la fabrication du cliché et ne modifie pas les fichiers fournis par l'acheteur.

Termes de l'héliogravure

Le vocabulaire des cylindres d'héliogravure et de la façon dont ils retiennent l'encre. Il concerne surtout les sachets complexés et les autres emballages souples à longs tirages.

Profondeur et volume d'alvéole (EN : cell depth and cell volume, gravure)

La profondeur d'alvéole est la profondeur de chaque alvéole gravée d'un cylindre d'héliogravure, et le volume d'alvéole la quantité d'encre qu'elle contient ; avec l'ouverture de l'alvéole, ils déterminent la quantité d'encre imprimée par zone. Les profondeurs vont typiquement de quelques microns dans les hautes lumières à environ 40 µm ou plus dans les aplats, et c'est en faisant varier la taille et la profondeur des alvéoles que l'héliogravure produit les tons sans points de trame visibles. Le volume d'alvéole est fixé une fois le cylindre gravé, ce qui explique la grande stabilité de la couleur en héliogravure sur de longs tirages.

Chromage (EN : chrome plating, gravure cylinders)

Le chromage est une fine couche de chrome dur, de quelques microns d'épaisseur, déposée par galvanoplastie sur la surface de cuivre gravée d'un cylindre d'héliogravure. Il protège le cuivre tendre de l'usure par la racle afin que le cylindre puisse imprimer de très longs tirages, et les cylindres usés peuvent être déchromés, réparés et rechromés. Certains fournisseurs proposent d'autres revêtements durs en réponse aux restrictions sur le chromage au chrome hexavalent.

Racle d'héliogravure (EN : doctor blade, gravure)

En héliogravure, la racle essuie toute l'encre de la surface lisse non imprimante du cylindre gravé tout en laissant l'encre dans les alvéoles. Comme l'héliogravure imprime directement depuis le cylindre, le réglage de la racle est critique : une lame usée ou ébréchée laisse sur l'impression de fines lignes d'encre, appelées traînées de racle ou voile (hazing). L'angle et la pression de la lame relèvent du réglage de la presse et non du cahier des charges de l'acheteur, mais les traînées sont une cause fréquente de refus de bobines d'héliogravure.

Gravure électromécanique (EN : electromechanical engraving)

La gravure électromécanique grave les alvéoles d'un cylindre d'héliogravure avec un stylet diamant oscillant à haute fréquence, piloté par les données numériques de l'image, et produit des milliers d'alvéoles par seconde. La taille et la profondeur de l'alvéole varient avec la valeur tonale. C'est la méthode de gravure d'héliogravure la plus répandue et le principal poste de coût d'un jeu de cylindres d'héliogravure.

Assistance électrostatique (EN : electrostatic assist, ESA)

L'assistance électrostatique est un système qui applique une charge électrique entre le rouleau presseur d'héliogravure et le cylindre, afin que l'encre soit extraite des alvéoles vers le support. Elle réduit les points manquants, l'aspect moucheté qui apparaît lorsque des supports rugueux ou peu compressibles ne touchent pas chaque alvéole. Elle est utilisée en particulier sur papier et carton et dans les zones de hautes lumières.

Cylindre d'héliogravure (EN : gravure cylinder; DE: Tiefdruckzylinder)

Un cylindre d'héliogravure est le cylindre de base en acier ou en aluminium, cuivré, gravé des alvéoles de l'image et fini au chrome, qui porte une couleur en héliogravure. Sa circonférence fixe le développement et sa largeur utile la largeur d'impression maximale. Les cylindres sont coûteux à fabriquer mais durent pour de très longs tirages et peuvent être stockés pour les commandes répétées, ce qui explique que l'héliogravure convienne aux motifs stables et de longue durée.

Gravure laser (EN : laser engraving, gravure)

La gravure laser crée les alvéoles d'héliogravure soit en ablatant un masque sur le cylindre avant gravure chimique, soit en gravant directement au laser une surface de cylindre adaptée. Elle permet des formes et des bords d'alvéoles que la gravure électromécanique ne permet pas, tels que des textes et des traits très nets, et sert souvent là où les textes fins et les éléments vectoriels comptent. Le choix de la méthode appartient au graveur du cylindre, mais il peut influer sur la reproduction des détails fins.

Termes de l'impression offset

L'offset repose sur l'équilibre entre l'eau et l'encre sur la plaque. Ces termes figurent dans les rapports de presse et dans les échanges sur la régularité des couleurs sur étuis et gobelets.

Blanchet (EN : blanket; DE: Gummituch; NL: rubberdoek)

Un blanchet est la feuille textile à surface caoutchoutée enroulée autour du cylindre porte-blanchet d'une presse offset, qui reçoit l'image encrée de la plaque et la transfère à la feuille. Sa compressibilité permet à l'image d'atteindre le support de façon régulière, même sur un carton légèrement irrégulier. Un blanchet endommagé ou écrasé imprime un défaut localisé sur chaque feuille jusqu'à son remplacement, et son état influe sur l'engraissement du point.

CTP (EN : computer-to-plate)

Le computer-to-plate (CTP) est le procédé d'insolation des plaques d'impression directement à partir de données numériques par laser, sans film. En offset, les plaques CTP sont en aluminium avec une couche sensible à la lumière ou à la chaleur ; en flexo, l'équivalent est l'insolation numérique des clichés photopolymères. Le CTP donne des points nets et reproductibles et permet aux imprimeurs de refaire des plaques offset à peu de frais, c'est pourquoi les plaques offset sont souvent traitées comme des consommables plutôt que comme un outillage stocké.

Solution de mouillage (EN : fountain solution, dampening solution; DE: Feuchtmittel)

La solution de mouillage est la solution aqueuse appliquée sur une plaque offset pour maintenir humides les zones non imprimantes afin qu'elles repoussent l'encre. Elle est typiquement légèrement acide, autour de pH 4,5 à 5,5, et contient des additifs qui régulent la tension superficielle et la conductivité ; l'alcool isopropylique y était traditionnellement ajouté, et les systèmes à teneur réduite en alcool ou sans alcool sont de plus en plus courants pour limiter les émissions. Son état influe sur l'équilibre encre-eau, le séchage et la stabilité de l'impression.

Équilibre encre-eau (EN : ink-water balance)

L'équilibre encre-eau est l'équilibre, sur une presse offset, entre la quantité d'encre et la quantité de solution de mouillage présentes sur la plaque. Trop d'eau émulsionne l'encre, ternit les couleurs et ralentit le séchage ; trop peu laisse l'encre s'étaler dans les zones non imprimantes, un défaut appelé graissage ou voile. Maintenir l'équilibre stable tout au long du tirage est l'un des principaux facteurs de régularité des couleurs en offset.

Plaque offset (EN : offset plate, aluminium plate)

Une plaque offset est une fine plaque d'aluminium à surface grainée et traitée, portant une couche insolée, sur laquelle les zones image acceptent l'encre et les zones non imprimantes acceptent l'eau ; il n'y a pas de relief. Il faut une plaque par couleur, y compris les tons directs et parfois un vernis. Les plaques offset coûtent bien moins cher que les clichés flexo ou les cylindres d'héliogravure : un changement de motif coûte donc surtout du temps de calage plutôt que de l'outillage.

Encres, séchage et polymérisation

La chimie des encres détermine l'adhérence, la résistance au frottement, l'odeur et l'aptitude au contact alimentaire. Les règles applicables aux encres des emballages alimentaires imprimés sont résumées dans la page sur la conformité des emballages au contact alimentaire.

Blocking (EN : blocking; DE: Verblocken)

Le blocking (ou collage en pile) est l'adhérence indésirable entre surfaces de matériau imprimé dans une bobine ou une pile, de sorte que les couches adhèrent ou que l'encre s'arrache à la séparation. Les causes incluent une encre incomplètement séchée ou polymérisée, un solvant résiduel, une chaleur ou une pression excessive au stockage et un film surtraité. Il se contrôle par un essai de blocking, dans lequel des échantillons imprimés sont pressés l'un contre l'autre sous chaleur et pression, et il compte surtout pour les sacs en film et les bobines imprimées stockées au chaud.

Voir : impression sur sacs plastique

Traitement corona (EN : corona treatment; DE: Coronabehandlung)

Le traitement corona expose la surface d'un film plastique à une décharge électrique haute tension, qui l'oxyde et augmente son énergie de surface afin que l'encre et les adhésifs mouillent et adhèrent. Il est indispensable pour imprimer le polyéthylène et le polypropylène. L'effet s'atténue avec le temps à mesure que des additifs migrent vers la surface : un film stocké plusieurs semaines peut devoir être retraité avant impression, et les deux faces doivent être traitées si les deux sont imprimées.

Voir : impression sur sacs plastique

Séchage et polymérisation (EN : drying and curing)

Le séchage transforme un film d'encre liquide en film solide en éliminant l'eau ou le solvant par évaporation et absorption, ou, pour les encres offset oxydatives, par absorption et oxydation ; la polymérisation le solidifie par une réaction chimique déclenchée par la lumière ultraviolette ou un faisceau d'électrons. Les encres flexo et héliogravure à base d'eau et solvantées sèchent à l'air chaud entre les stations et après celles-ci, tandis que les encres UV et EB polymérisent presque instantanément. Un séchage ou une polymérisation incomplets sont une cause première de maculage, de blocking, d'odeur et de migration ; la capacité de séchage limite donc souvent la vitesse de presse et la couverture d'encre.

Niveau de dynes (EN : dyne level, surface energy; dyn/cm, mN/m)

Le niveau de dynes est l'énergie de surface d'un support, exprimée en dyn/cm (numériquement égale à mN/m), qui indique si l'encre mouillera le support et y adhérera. Le polyéthylène non traité se situe typiquement autour de 30 à 31 dyn/cm, et les imprimeurs visent typiquement environ 38 à 42 dyn/cm ou plus après traitement corona, les encres à base d'eau exigeant le haut de la fourchette. Il se vérifie avec des stylos ou des encres d'essai de dynes avant l'impression.

Voir : impression sur sacs plastique

Encre EB (EN : EB-curable ink, electron beam; DE: ESH-Farbe)

Une encre EB durcit sous un faisceau d'électrons, qui polymérise instantanément le film d'encre sans les photoinitiateurs nécessaires aux encres UV. La polymérisation s'effectue généralement sous azote pour éviter que l'oxygène n'interfère avec la réaction. Les encres et vernis EB sont utilisés en offset et en flexo pour les emballages souples et les étuis où une forte résistance et une faible migration sont requises, car il n'y a pas de résidus de photoinitiateurs ; l'équipement est coûteux et présent sur un nombre limité de lignes.

Couverture d'encre (EN : ink coverage)

La couverture d'encre est la part de la surface imprimée recouverte d'encre et, par extension, la quantité totale d'encre déposée par un motif. Une couverture élevée, comme de grands aplats ou des images à fond perdu, consomme plus d'encre, exige plus de séchage, augmente le risque de maculage, de gondolage et de transparence sur papiers fins et peut influer sur les évaluations de recyclabilité. Les transformateurs examinent souvent les motifs à forte couverture sur papiers d'emballage et papier de soie avant de chiffrer et peuvent proposer un motif plus léger.

Voir : impression sur papier ingraissable

Accrochage des encres (EN : ink trapping, wet trapping; DE: Farbannahme)

L'accrochage des encres, au sens pressier, est l'aptitude d'un film d'encre déjà imprimé à accepter l'encre suivante imprimée par-dessus. Un mauvais accrochage donne des couleurs surimprimées, comme un rouge construit à partir de magenta et de jaune, d'aspect faible ou marbré. Il se mesure avec un densitomètre et s'exprime en pourcentage d'accrochage apparent, couramment selon la formule de Preucil. À ne pas confondre avec le recouvrement de prépresse, qui est un chevauchement volontaire de couleurs adjacentes (voir Recouvrement dans la section Prépresse et fichiers d'impression).

Encre à faible migration (EN : low-migration ink; DE: migrationsarme Druckfarbe)

Une encre à faible migration est un système d'encre formulé et appliqué de sorte que la migration de ses composants vers l'aliment reste en dessous des limites applicables dans les conditions d'utilisation prévues. Il ne s'agit pas d'un statut juridique unique : l'aptitude est évaluée pour l'application concernée, généralement en référence aux recommandations de l'EuPIA et à l'ordonnance suisse RS 817.023.21 (annexe 10), et l'encre doit être correctement séchée ou polymérisée, selon les bonnes pratiques de fabrication exigées par le règlement (CE) n° 2023/2006 dans l'UE. À partir du 1er janvier 2027, l'ordonnance allemande sur les encres d'impression (Druckfarbenverordnung) ajoute une liste positive de substances pour les encres sur matériaux au contact des denrées alimentaires.

Voir : conformité des emballages au contact alimentaire

Encre sans huile minérale (EN : mineral-oil-free ink; DE: mineralölfreie Druckfarbe)

Une encre sans huile minérale est une encre formulée sans composants d'huile minérale, surtout pertinente pour les encres offset feuilles oxydatives, qui utilisaient traditionnellement des distillats d'huile minérale et emploient désormais couramment des dérivés d'huile végétale. Les acheteurs la spécifient parce que les hydrocarbures d'huile minérale (MOSH et MOAH) peuvent migrer de l'emballage vers l'aliment. Elle supprime l'encre comme source mais ne règle rien pour l'huile minérale déjà présente dans les fibres recyclées, qui exige une barrière ou un carton en fibres vierges.

Voir : barrières aux huiles minérales et étuis carton aptes au contact alimentaire

Pigment (EN : pigment)

Un pigment est une particule colorante insoluble finement broyée, dispersée dans le liant de l'encre ; il donne à l'encre sa couleur, son intensité et sa résistance à la lumière et aux solvants. Les encres d'emballage sont presque entièrement à base de pigments, tandis que les colorants, qui se dissolvent dans le véhicule, sont utilisés dans certaines encres jet d'encre et applications spéciales. Le choix du pigment limite les couleurs Pantone que l'on peut obtenir avec une gamme d'encres donnée et influe sur la solidité à la lumière, l'opacité et le prix.

Solvants résiduels (EN : retained solvent)

Les solvants résiduels sont la petite quantité de solvant organique restant dans un film imprimé et complexé après séchage, mesurée par chromatographie en phase gazeuse et généralement exprimée en mg/m². Une teneur élevée peut provoquer odeur, altération du goût, blocking et faible tenue du complexage ; les emballages souples alimentaires imprimés en solvant sont donc couramment libérés selon une limite convenue. C'est surtout un sujet pour la flexo et l'héliogravure solvantées sur film.

Maculage (EN : set-off; DE: Abliegen)

Le maculage est le transfert indésirable d'encre de la surface imprimée d'une feuille ou d'une couche de bande vers le dos de la suivante dans une pile ou une bobine. Sur un emballage alimentaire, c'est un enjeu de sécurité alimentaire autant qu'esthétique, car l'encre peut atteindre la face au contact de l'aliment ; le règlement (CE) n° 2023/2006 exige que les encres situées sur la face non alimentaire ne transfèrent pas de substances vers la face au contact des denrées alimentaires, à travers le support ou par maculage, en quantités qui contreviendraient aux exigences applicables au contact alimentaire. Les transformateurs le maîtrisent par le choix de l'encre, le séchage, la couverture d'encre, la tension de bobine et la pression de pile.

Voir : impression sur papier ingraissable

Encre solvantée (EN : solvent-based ink)

Une encre solvantée utilise des solvants organiques, tels que l'éthanol, l'acétate d'éthyle ou des mélanges similaires, comme véhicule liquide, généralement avec des liants nitrocellulose, polyuréthane ou polyamide en flexo et en héliogravure. Elle sèche vite, mouille facilement les films à faible énergie et donne une forte adhérence, du brillant et de la densité, mais dégage des composés organiques volatils qui doivent être aspirés et traités. Elle reste très utilisée pour imprimer les films et les emballages souples complexés.

Voir : impression sur sacs plastique

Encre UV (EN : UV-curable ink, UV ink, LED-UV; DE: UV-Farbe)

Une encre UV contient des monomères, des oligomères et des photoinitiateurs qui polymérisent presque instantanément sous rayonnement ultraviolet, au lieu de sécher par évaporation. Les systèmes LED-UV polymérisent avec une lumière à bande étroite, typiquement autour de 365 à 395 nm, en consommant moins d'énergie et en dégageant moins de chaleur que les lampes à mercure. Les encres UV donnent un brillant élevé, une bonne résistance au frottement et une manipulation rapide ; pour l'emballage alimentaire, les photoinitiateurs et monomères résiduels peuvent migrer : des systèmes UV à faible migration et une polymérisation complète sont donc nécessaires.

Viscosité (EN : viscosity; DE: Viskosität)

La viscosité est la résistance à l'écoulement d'une encre liquide ; elle règle la quantité d'encre qu'une alvéole d'anilox ou d'héliogravure prélève et libère, et la façon dont l'encre s'étale sur le support. Les encres flexo et héliogravure sont liquides et se mesurent avec des coupes d'écoulement en secondes, tandis que les encres offset sont des pâtes caractérisées par leur tack et leur rhéologie. La viscosité augmente à mesure que le solvant ou l'eau s'évapore pendant le tirage ; on ajoute donc du diluant pour tenir une valeur cible, et une viscosité non maîtrisée est une cause classique de dérive de couleur en flexo.

Encre à base d'eau (EN : water-based ink; DE: wasserbasierte Druckfarbe)

Une encre à base d'eau utilise l'eau comme principal véhicule liquide, avec des liants acryliques ou similaires et de faibles quantités d'amines ou de co-solvants pour maintenir les résines en solution, le tout contrôlé par le pH. Elle présente de faibles émissions et peu d'odeur et constitue la norme de la flexo sur sacs papier, papiers d'emballage, serviettes et carton ondulé. Sur film, elle sèche plus lentement, exige généralement un traitement de surface plus poussé et davantage de capacité de séchage, et peut être un peu moins brillante qu'une encre solvantée.

Voir : impression sur papier ingraissable

Coupe Zahn (EN : Zahn cup, viscosity cup; DE: Auslaufbecher)

Une coupe Zahn est une petite coupe à immersion dotée d'un orifice calibré au fond, utilisée sur la presse pour mesurer la viscosité d'une encre liquide en nombre de secondes nécessaires à sa vidange, décrite dans la norme ASTM D4212. Les coupes sont numérotées selon le diamètre de l'orifice, la Zahn n° 2 étant courante pour les encres flexo ; en Europe, les coupes DIN 4 mm et les coupes d'écoulement ISO (ISO 2431) sont aussi très répandues. Les mesures ne sont comparables que sur un même type de coupe et à la même température d'encre.

Normes et mesure de la couleur

La façon dont la couleur est spécifiée, mesurée et maintenue dans les tolérances. Les décisions de l'acheteur sur les tons directs, le CMJN et les tolérances sont expliquées dans le guide Pantone et CMJN en emballage.

CIELAB (EN : CIELAB; Lab, L*a*b*)

Le CIELAB est l'espace colorimétrique, défini par la Commission internationale de l'éclairage (CIE) en 1976, qui décrit toute couleur par trois valeurs : L* pour la clarté, a* pour l'axe rouge-vert et b* pour l'axe jaune-bleu. Il est indépendant de l'appareil : une valeur Lab mesurée sur un échantillon validé peut donc être transmise à n'importe quel imprimeur comme cible chiffrée. Les tolérances Delta E se calculent comme des distances entre valeurs Lab.

Voir : Pantone et CMJN en emballage

CMJN (EN : CMYK, process colours, four-colour process; DE: Skalenfarben)

Le CMJN est le procédé d'impression en quadrichromie qui utilise des encres cyan, magenta, jaune et noir, imprimées en points de trame, pour reproduire un large éventail de couleurs et d'images. Il reproduit efficacement les photographies, mais il ne retrouve les couleurs de marque qu'approximativement, selon le support, l'engraissement du point et l'équilibre des encres. De nombreux motifs d'emballage associent des images en CMJN à un ou deux tons directs pour les logos.

Voir : Pantone et CMJN en emballage

Gamut (EN : colour gamut)

Le gamut est l'ensemble des couleurs qu'une combinaison de procédé d'impression, de gamme d'encres et de support peut reproduire. Le CMJN sur carton couché a un gamut plus large que le CMJN sur kraft non couché, et de nombreuses couleurs de marque saturées, comme certains oranges, verts et bleus, se situent hors de tout gamut CMJN. Une couleur hors gamut doit être imprimée en ton direct, construite en gamut étendu ou acceptée comme approximation.

Profil colorimétrique (EN : colour profile, ICC profile)

Un profil colorimétrique est un fichier de données, au format normalisé par l'International Color Consortium (ICC), qui décrit comment un appareil ou une condition d'impression reproduit la couleur, en reliant ses valeurs CMJN ou RVB à des valeurs Lab indépendantes de l'appareil. La prépresse utilise les profils pour convertir les images vers la condition d'impression cible et pour la simuler sur les épreuves et les écrans. Fournir des fichiers dans un mauvais profil, ou en RVB, est une cause fréquente de couleur correcte à l'écran et fausse à l'impression.

Delta E (EN : Delta E, ΔE; écart colorimétrique)

Le Delta E (ΔE) est un nombre unique exprimant l'écart entre deux couleurs, calculé à partir de mesures au spectrophotomètre dans l'espace colorimétrique CIELAB ; plus le nombre est faible, plus la correspondance est proche. Les tolérances d'emballage sont convenues entre acheteur et imprimeur plutôt que fixées par la loi, souvent de l'ordre de 2 à 4 ΔE00 pour les tons directs selon le support et l'importance de la couleur. La formule doit être indiquée avec la tolérance, car l'ancien ΔE76 et le plus récent ΔE2000 donnent des valeurs différentes pour la même paire de couleurs.

Voir : Pantone et CMJN en emballage

Delta E 2000 (EN : Delta E 2000, ΔE2000, ΔE00, CIEDE2000)

Le ΔE2000 est la formule d'écart colorimétrique publiée par la CIE en 2001, qui corrige la simple distance Lab du ΔE76 en fonction de la clarté, de la saturation et de la teinte, de sorte qu'un même nombre corresponde plus fidèlement à un même écart visible sur toute l'étendue des couleurs. À titre indicatif, environ 1 ΔE00 est proche de la limite que perçoit un œil entraîné en éclairage contrôlé, et vers 2 l'écart est perceptible côte à côte. C'est la formule recommandée pour les tolérances colorimétriques d'emballage.

Voir : Pantone et CMJN en emballage

Densitomètre (EN : densitometer; DE: Densitometer)

Un densitomètre mesure la densité optique, le pouvoir d'absorption de la lumière d'un film d'encre imprimé, à travers des filtres adaptés aux encres de quadrichromie, avec les réponses status E (courant en Europe) ou status T (courant aux États-Unis). Les imprimeurs l'utilisent sur presse pour contrôler la densité d'aplat, l'engraissement du point, l'accrochage des encres et le contraste d'impression. Il mesure l'intensité du film d'encre plutôt que la couleur : il contrôle bien une encre connue mais ne peut pas juger si un ton direct correspond à sa cible, ce qui exige un spectrophotomètre.

Gamut étendu (EN : extended colour gamut, ECG, CMYK+OGV; impression en sept couleurs)

L'impression en gamut étendu ajoute des encres de procédé fixes, généralement orange, vert et violet (CMYK+OGV), pour reproduire un éventail de couleurs beaucoup plus large, dont de nombreux tons directs de marque, à partir d'une seule gamme d'encres standard. Au lieu de préparer une nouvelle encre en ton direct pour chaque motif, les couleurs sont construites à partir des sept encres, ce qui réduit les changements d'encre et les lavages lorsque de nombreux motifs passent sur une même presse. Elle convient aux emballages souples et aux étiquettes comptant de nombreuses références ; pour une unique couleur de marque critique, un véritable ton direct reste la spécification la plus sûre.

Voir : Pantone et CMJN en emballage

Fogra (EN : Fogra, Fogra characterisation data, FOGRA39, FOGRA51)

Fogra est l'association allemande de recherche en technologie graphique, qui publie des jeux de données de caractérisation décrivant des conditions d'impression standard, utilisés pour construire les profils ICC courants en prépresse européenne. FOGRA39 décrit l'offset feuilles sur papier couché selon l'édition 2004 de l'ISO 12647-2, tandis que FOGRA51 et FOGRA52 décrivent le papier couché et non couché selon l'édition 2013. Un fichier préparé pour une condition Fogra donnée, et épreuvé selon celle-ci, offre à l'imprimeur et à l'acheteur une référence colorimétrique commune pour le CMJN.

G7 (EN : G7)

Le G7 est une méthode de calibrage, publiée par Idealliance, qui ajuste un système d'impression pour que sa balance des gris et sa tonalité neutre correspondent à une cible définie, de sorte que différentes presses, procédés et épreuves aient un aspect visuellement proche. Il est très répandu aux États-Unis et de plus en plus utilisé en emballage, où il aide à aligner les sorties flexo, offset et numériques d'une même marque. Un imprimeur peut être qualifié « G7 Master », mais la méthode aligne l'apparence ; elle ne remplace pas les cibles convenues pour les tons directs.

Balance des gris (EN : gray balance, grey balance; DE: Graubalance)

La balance des gris est la combinaison de valeurs tonales de cyan, magenta et jaune qui s'imprime en gris neutre, sans dominante, sur un procédé et un support donnés. Maintenir la balance des gris garde naturels les neutres et les teintes de peau et constitue un indicateur sensible de l'équilibre des trois couleurs de quadrichromie sur presse. Elle est à la base du calibrage G7 et se contrôle sur les gammes de contrôle pendant un tirage.

Essai à la raclette (EN : ink drawdown, drawdown)

Un essai à la raclette (drawdown) est un film mince d'encre mélangée, étalé sur le support réel avec un applicateur manuel ou une barre d'étalement qui approche le film d'encre de la presse, utilisé pour contrôler un ton direct avant l'impression. Il montre l'aspect d'une couleur Pantone sur le vrai kraft, papier ingraissable ou film plutôt que sur un papier de référence blanc, et c'est le meilleur contrôle précoce des tons directs. Un essai signé est souvent conservé comme référence colorimétrique pour le tirage.

Voir : Pantone et CMJN en emballage

ISO 12647 (EN : process control for halftone colour printing)

L'ISO 12647 est la série de normes internationales qui fixe les cibles de maîtrise du procédé pour l'impression en couleurs tramée, telles que les teintes pleines en Lab, l'augmentation de la valeur tonale et les tolérances, avec des parties distinctes selon les procédés : partie 2 offset, partie 4 héliogravure, partie 6 flexographie, partie 7 épreuvage et partie 8 épreuves de validation. Elle permet à l'acheteur de spécifier un travail en CMJN par rapport à une condition d'impression connue plutôt qu'un ΔE par couleur. L'ISO 15339 la complète par des conditions d'impression de référence caractérisées, indépendantes du procédé d'impression.

Conditions de mesure (EN : measurement conditions, M0, M1, M2, M3)

Les conditions de mesure sont les réglages d'éclairage normalisés des instruments de mesure de la couleur définis dans l'ISO 13655 : M0 est l'ancien réglage, à teneur UV non définie ; M1 correspond au D50 y compris sa composante UV ; M2 exclut les UV ; et M3 ajoute un filtre polarisant. Comme de nombreux papiers et cartons contiennent des azurants optiques qui réagissent aux UV, les mesures d'un même échantillon peuvent différer selon la condition. Une spécification colorimétrique doit indiquer la condition utilisée, avec la formule et la tolérance.

Voir : Pantone et CMJN en emballage

Métamérisme (EN : metamerism)

Le métamérisme est l'effet par lequel deux couleurs concordent sous une source lumineuse mais diffèrent sous une autre, parce qu'elles réfléchissent des spectres différents qui se ressemblent par hasard sous la première lumière. Il est fréquent lorsqu'une couleur est reproduite avec une autre gamme d'encres, un autre support ou un autre procédé que l'original. Examiner les validations en cabine de lumière sous plus d'une source, et savoir où l'emballage sera vu, réduit les mauvaises surprises.

Pantone (EN : Pantone Matching System, PMS)

Le Pantone Matching System est la référence commerciale de tons directs la plus utilisée en emballage : une bibliothèque numérotée de couleurs, avec leurs formules de mélange, publiée dans des nuanciers imprimés. Chaque référence existe en version couchée (C) et non couchée (U), car la même encre n'a pas le même aspect sur un support brillant et sur un support absorbant ; la référence non couchée est donc le guide le plus réaliste pour le kraft et les papiers non couchés. Un numéro Pantone désigne une cible ; la fidélité de sa reproduction dépend du support, du procédé et de la tolérance convenue.

Voir : Pantone et CMJN en emballage

Densité d'aplat (EN : solid ink density, SID; DE: Volltondichte)

La densité d'aplat est la densité optique d'une plage d'encre à 100 %, mesurée au densitomètre, utilisée sur presse comme indicateur rapide de l'épaisseur du film d'encre. Les cibles typiques pour l'offset feuilles sur carton couché se situent grossièrement entre 1,0 pour le jaune et 1,8 pour le noir, selon la gamme d'encres, le support et le status du densitomètre, bien que les éditions actuelles de l'ISO 12647 définissent les aplats en Lab plutôt qu'en densité. Une densité qui monte augmente l'intensité de la couleur mais aussi l'engraissement du point ; elle est donc maîtrisée dans une fenêtre étroite.

Spectrophotomètre (EN : spectrophotometer; DE: Spektralfotometer)

Un spectrophotomètre mesure le spectre complet de la lumière réfléchie par un échantillon et calcule des valeurs colorimétriques telles que le Lab, dont on déduit le Delta E. C'est l'instrument utilisé pour fixer et vérifier les cibles colorimétriques sur les épreuves, les essais à la raclette et les échantillons imprimés ; les versions modernes à poste de presse et en ligne indiquent aussi la densité. Les instruments des arts graphiques utilisent généralement une géométrie 45°/0°, et la condition de mesure (M0 à M3) doit être indiquée.

Ton direct (EN : spot colour, Pantone colour; DE: Sonderfarbe, Volltonfarbe; NL: steunkleur)

Un ton direct est une encre préparée à l'avance, imprimée dans son propre groupe pour reproduire une couleur précise, généralement spécifiée d'après le Pantone Matching System. Il donne des couleurs de marque et des aplats plus nets et plus réguliers que des constructions en CMJN et atteint des couleurs hors du gamut CMJN, mais chaque ton direct ajoute une encre, une forme imprimante et un lavage. Dans les fichiers, les tons directs doivent être nommés exactement comme convenu, car chaque nom devient une forme imprimante distincte.

Voir : Pantone et CMJN en emballage

Conditions d'observation normalisées (EN : standard viewing conditions, D50, ISO 3664; cabine de lumière)

Les conditions d'observation normalisées sont l'éclairage et l'environnement contrôlés dans lesquels la couleur imprimée est jugée, définis dans l'ISO 3664 avec un illuminant D50 d'environ 5 000 K. Les imprimeurs et les propriétaires de marque utilisent des cabines de lumière conformes à cette norme pour que les deux parties voient la même couleur lors d'une validation. Des couleurs contrôlées sous des LED de magasin ou à la lumière du jour près d'une fenêtre peuvent paraître différentes, surtout en cas de métamérisme.

Voir : Pantone et CMJN en emballage

Prépresse et fichiers d'impression

Ce qui se passe entre le fichier du designer et la forme imprimante, et les règles de fichiers qui en découlent. La préparation des fichiers est détaillée pas à pas dans le guide sur la préparation des fichiers d'impression pour l'emballage.

Fichiers d'impression (EN : artwork, print-ready artwork)

Les fichiers d'impression définissent tout ce qui doit être imprimé sur un emballage : textes, images, couleurs, repères et codes, positionnés sur le tracé de découpe. Un fichier prêt à imprimer est fourni à l'échelle 1:1, généralement en PDF/X construit sur le tracé de découpe du fabricant, avec logos et textes vectoriels, images en résolution suffisante, tons directs nommés et fond perdu. Des fichiers non prêts à imprimer sont une cause fréquente de retard une fois la commande validée.

Voir : préparation des fichiers d'impression pour l'emballage

Réduction de la largeur des barres (EN : bar width reduction, BWR)

La réduction de la largeur des barres (BWR) est l'amincissement volontaire des barres d'un code-barres dans le fichier pour compenser l'étalement de l'encre sur presse, de sorte que les barres imprimées atteignent leur largeur nominale et que le code se lise et se vérifie correctement. L'ampleur dépend du procédé, du cliché et du support et est fixée par l'imprimeur, généralement plus importante en flexo sur papier absorbant qu'en offset sur carton couché. En flexo, les barres sont souvent orientées dans le sens de défilement pour limiter la déformation.

Voir : préparation des fichiers d'impression pour l'emballage

Fond perdu (EN : bleed; DE: Beschnittzugabe, Anschnitt; NL: afloop)

Le fond perdu est le prolongement du visuel au-delà du trait de coupe afin que de petites variations de coupe ne laissent pas de bords non imprimés. 3 mm est courant pour les étuis et gobelets en offset feuilles ; la flexo, le carton ondulé et les sacs en bobine exigent souvent 5 mm ou plus. Le fond perdu requis est fixé par le fabricant pour chaque produit.

Voir : préparation des fichiers d'impression pour l'emballage

Grossi et maigri (EN : choke and spread)

Le grossi et le maigri sont les deux façons de créer un recouvrement. Le grossi (spread) élargit légèrement un objet clair de premier plan sur le fond plus foncé qui l'entoure ; le maigri (choke) fait empiéter légèrement un fond clair sur un objet plus foncé, ce qui revient à rétrécir la réserve de l'objet. La règle est que la couleur la plus claire empiète sur la plus foncée, afin que le chevauchement soit à peine visible ; les logiciels de prépresse choisissent la direction automatiquement, avec correction manuelle pour les éléments critiques tels que logos et petits textes.

Tracé de découpe (EN : dieline, cutter guide; DE: Stanzkontur)

Un tracé de découpe est le contour à plat d'un emballage avant découpe et pliage, indiquant les lignes de coupe, de pliage, de collage et de perforation. Les fichiers doivent être placés sur le tracé de découpe propre au fabricant, conservé sur un calque non imprimant réglé en surimpression, car l'épaisseur du carton et les réglages machine modifient les dimensions des panneaux.

Voir : préparation des fichiers d'impression pour l'emballage ; tracés de découpe, outils de découpe et prototypage des étuis carton

Compensation de déformation (EN : distortion compensation; fichiers cintrés et pré-déformés)

La compensation de déformation est l'adaptation des fichiers pour qu'ils paraissent corrects sur le produit fini après formage, rétraction ou enveloppement, alors que la déformation du cliché corrige un effet propre à la presse. Les gobelets carton et les manchons pour gobelet sont imprimés sur des flancs en forme d'éventail qui deviennent des cônes ; les éléments sont donc placés le long de l'arc et pivotés selon leur verticale locale. Les manchons rétractables exigent des fichiers pré-déformés pour la rétraction inégale. Le gabarit du fabricant pour la taille exacte est le point de départ.

Voir : impression des gobelets carton ; impression des manchons pour gobelet

Repère photocellule et repères de repérage (EN : eye mark, registration marks, print mark)

Un repère photocellule est un petit pavé plein imprimé, généralement de couleur foncée sur fond clair, placé une fois par développement afin qu'une photocellule sur une machine à sacs, une soudeuse ou une coupeuse puisse découper ou souder chaque article en repérage avec l'impression. Les repères de repérage, tels que croix, micropoints et gammes de couleurs hors du format fini, aident l'imprimeur à aligner couleurs et formes imprimantes. Leur position et leur taille sont convenues avec le transformateur, et les repères photocellule se placent souvent dans des soudures, des soufflets ou des zones masquées par la suite.

Réserve (EN : knockout; DE: Aussparen)

La réserve consiste à retirer les couleurs situées sous un objet supérieur afin que chaque encre s'imprime sur le support nu, plutôt qu'une encre sur une autre. Elle garde les couleurs franches, car les encres sont en grande partie transparentes, mais tout défaut de repérage entre l'objet et sa réserve laisse apparaître un liseré du support (un « jour ») faute de recouvrement. La réserve est le réglage par défaut de la plupart des éléments colorés dans les fichiers d'emballage.

Voir : préparation des fichiers d'impression pour l'emballage

Surimpression (EN : overprint; DE: Überdrucken)

La surimpression consiste à imprimer une couleur supérieure directement sur la couleur du dessous au lieu de la réserver, de sorte que les deux encres se mélangent là où elles se chevauchent. Les petits textes noirs sont normalement en surimpression afin de ne jamais montrer de jour blanc en cas de défaut de repérage, et les tracés de découpe, les calques de vernis et les repères techniques sont réglés en surimpression dans le fichier. Les objets blancs et les couleurs claires ne doivent jamais être réglés en surimpression, car ils disparaissent ou changent de couleur sur presse.

Voir : préparation des fichiers d'impression pour l'emballage

PDF/X (EN : PDF/X, PDF/X-1a, PDF/X-4)

Le PDF/X est une famille de sous-ensembles du PDF normalisée dans la série ISO 15930 pour l'échange fiable de fichiers prêts à imprimer. Le PDF/X-1a n'admet que le CMJN et les tons directs, des polices incorporées et la transparence aplatie ; le PDF/X-4 autorise la transparence native, les calques et la gestion de la couleur basée sur les profils ICC. Les deux sont courants en emballage, et l'imprimeur précise la version et l'intention de sortie à utiliser.

Voir : préparation des fichiers d'impression pour l'emballage

Contrôle préalable (EN : preflight)

Le contrôle préalable (preflight) est la vérification automatique et manuelle d'un fichier fourni avant le début du travail de prépresse, qui porte sur des éléments tels que les polices, la résolution des images, les espaces colorimétriques, les noms des tons directs, le fond perdu, les réglages de surimpression, les épaisseurs de filet minimales et les tailles de texte. Un rapport de preflight liste les problèmes que le designer doit corriger avant l'épreuvage. Il détecte tôt les erreurs de fichier courantes et évite de payer des formes imprimantes réalisées à partir de fichiers défectueux.

Prépresse (EN : prepress, repro; DE: Druckvorstufe; NL: prepress, drukvoorbereiding)

La prépresse, aussi appelée photogravure, couvre tout le travail entre la réception des fichiers et la fabrication des formes imprimantes : preflight, séparation des couleurs, recouvrement, compensation de déformation, montage en répétition, tramage, épreuvage et réalisation des clichés ou des cylindres. La prépresse d'emballage adapte le même motif différemment pour chaque procédé et chaque support. Son coût apparaît sur les devis sous la forme de frais de photogravure, généralement facturés une seule fois par motif.

Développement (EN : repeat length, print repeat; DE: Rapport)

Le développement est la distance, le long de la bande, au bout de laquelle l'image imprimée se répète ; il est égal à la circonférence du cylindre porte-cliché, cliché et adhésif compris, ou du cylindre d'héliogravure. Pour les sacs, les papiers d'emballage et les bobines, il doit correspondre à la longueur du produit ou à une fraction entière de celle-ci : les développements disponibles sur une presse décident donc en partie des formats imprimables de façon économique. Le développement et la position du repère photocellule figurent dans les spécifications des bobines imprimées.

Voir : impression sur papier ingraissable

Noir riche (EN : rich black)

Le noir riche est un noir construit à partir de 100 % d'encre noire plus des pourcentages de cyan, magenta et jaune, qui donne un noir plus profond dans les grandes surfaces que l'encre noire seule. Il ne doit pas être utilisé pour les petits textes, les filets fins ou les codes-barres, car tout défaut de repérage des quatre couleurs crée des franges colorées. La quantité totale d'encre d'un noir riche doit rester dans la limite de taux d'encrage total du procédé.

RIP (EN : RIP, raster image processor)

Un RIP est le logiciel qui convertit un PDF prêt à imprimer en données bitmap tramées à haute résolution servant à insoler les clichés ou graver les cylindres, ou à piloter une presse numérique. Il applique la méthode de tramage, la linéature et les angles, les courbes de compensation de l'engraissement du point et, en flexo, la déformation. Les systèmes d'imagerie de clichés flexo travaillent typiquement à des résolutions comprises entre 2 400 et 5 080 dpi.

Zone de sécurité (EN : safe zone, safety margin)

Une zone de sécurité est une marge à l'intérieur des traits de coupe et de pliage où les textes, logos et codes-barres ne doivent pas être placés, car la coupe, le pliage et le formage varient légèrement. Une zone de sécurité d'environ 3 à 5 mm par rapport aux coupes et aux plis est courante, avec des marges plus grandes sur le carton ondulé et autour des bords et coutures de gobelets.

Voir : préparation des fichiers d'impression pour l'emballage

Séparations de couleurs (EN : separations, colour separations; DE: Farbauszüge)

Les séparations sont les couches d'image individuelles, une par encre, en lesquelles le fichier est divisé pour l'impression : les quatre couleurs de quadrichromie, chaque ton direct, le blanc de fond et le vernis. Chaque séparation devient un cliché, un cylindre ou un écran. Un aperçu ou une épreuve des séparations confirme le nombre de formes imprimantes et quels éléments s'impriment dans quelle encre, ce qui permet à l'acheteur de vérifier que les coûts de clichés d'un devis correspondent au motif.

Voir : préparation des fichiers d'impression pour l'emballage

Montage en répétition (EN : step-and-repeat, ups; DE: Nutzen)

Le montage en répétition est la multiplication d'un motif unique sur la largeur et le développement de la forme imprimante ou de la feuille, afin que plusieurs articles, appelés poses, soient imprimés à la fois. Le nombre de poses dépend de la taille de l'article, de la largeur de presse et du développement, et il influe fortement sur le rendement matière et le coût. Des tailles différentes d'un même motif exigent généralement des montages distincts et, en flexo, des clichés distincts.

Taux d'encrage total (EN : total area coverage, TAC; total ink limit)

Le taux d'encrage total (TAC) est la somme maximale des valeurs tonales de cyan, magenta, jaune et noir admise en un point quelconque d'une image, exprimée en pourcentage jusqu'à un maximum théorique de 400 %. Chaque condition d'impression et chaque profil colorimétrique définit sa limite, par exemple autour de 300 à 330 % pour les profils offset couchés courants, et moins pour les papiers non couchés et de nombreuses conditions flexo. Le dépasser provoque des problèmes de séchage, du maculage et une perte de détail dans les ombres.

Recouvrement (EN : trapping, prepress trapping; DE: Überfüllung)

Le recouvrement est un petit chevauchement volontaire entre couleurs adjacentes qui masque un léger défaut de repérage, c'est-à-dire le désalignement des couleurs sur presse. Les largeurs de recouvrement dépendent du procédé d'impression et sont généralement plus grandes en flexo et sur carton ondulé qu'en offset, typiquement de l'ordre de fractions de millimètre, et la plupart des imprimeurs d'emballage l'appliquent en prépresse, car la largeur adéquate dépend de leur presse, de leurs clichés et du support. À ne pas confondre avec l'accrochage des encres, l'aptitude d'une encre à en accepter une autre sur presse (voir Accrochage des encres dans la section Encres, séchage et polymérisation).

Voir : préparation des fichiers d'impression pour l'emballage

Forme de vernis (EN : varnish plate, varnish layer, varnish separation)

Une forme de vernis est la séparation qui définit où un vernis ou un couchage d'impression est appliqué, fournie dans le fichier comme un calque de ton direct distinct réglé en surimpression. Elle sert aux effets de vernis sélectif et, tout aussi souvent, à laisser des zones sans vernis pour les rabats de collage, les codes imprimés ultérieurement et les zones de thermosoudage. Le calque de vernis doit être nommé clairement, par exemple « Vernis » ou « Vernis_reserve », afin de ne pas être confondu avec une encre.

Blanc de fond (EN : white underlay, white underprint; US: white base)

Un blanc de fond est une couche d'encre blanche opaque imprimée sous les couleurs pour qu'elles restent vives sur le kraft brun, les films transparents ou métallisés et certains cartons colorés. Il est défini dans le fichier comme un calque de ton direct distinct, qui devient sa propre forme imprimante, généralement légèrement maigri (choke) afin de ne pas dépasser sur les bords. Sur un kraft poreux, une seule couche de blanc est rarement totalement opaque : le résultat est plus lumineux, mais pas identique à un support blanc.

Voir : préparation des fichiers d'impression pour l'emballage

Tramage et similigravure

La façon dont les tons continus deviennent des points imprimables, et les limites que chaque procédé impose aux dégradés, aux hautes lumières et au détail des images.

Tramage AM (EN : AM screening, amplitude-modulated screening, conventional screening)

Le tramage AM reproduit les tons avec des points de trame à espacement fixe, la linéature, dont la taille varie : petits points pour les tons clairs, gros points pour les tons foncés. C'est la méthode de tramage conventionnelle de l'offset et de la flexo, prévisible sur presse et bien maîtrisée par les fabricants de clichés. Ses points faibles sont les rosaces, un moiré possible et la perte des plus petits points de hautes lumières en flexo.

Engraissement du point (EN : dot gain, TVI, tone value increase; DE: Tonwertzunahme; NL: puntvergroting)

L'engraissement du point, aussi appelé augmentation de la valeur tonale (TVI), est la croissance des points de trame entre le fichier et le résultat imprimé, de sorte qu'un ton à 50 % s'imprime plus foncé que 50 %. Il provient en partie de l'écrasement mécanique de l'encre sous la pression et en partie d'effets optiques dus à la diffusion de la lumière dans le support, et il est plus élevé sur les papiers souples et absorbants tels que le kraft non couché. Les imprimeurs le compensent par des courbes de compensation appliquées aux formes imprimantes dans le RIP, et des normes telles que l'ISO 12647 définissent des valeurs de TVI cibles pour chaque condition d'impression.

Voir : Pantone et CMJN en emballage

Tramage FM (EN : FM screening, stochastic screening)

Le tramage FM reproduit les tons avec de très petits points de taille fixe, souvent de l'ordre de 20 à 35 µm, dont le nombre et l'espacement varient avec le ton. Il ne produit ni rosaces ni moiré de trame et rend bien les détails fins, mais il exige une fabrication des clichés et un contrôle de presse stables, et en flexo les minuscules points sont difficiles à tenir sur des supports rugueux. Il est surtout utilisé en offset et dans les hautes lumières du tramage hybride flexo.

Similigravure (EN : halftone; DE: Raster)

Une similigravure est la reproduction d'images à tons continus, comme les photographies et les dégradés, sous forme de motifs de points que l'œil fond en tons, car une presse ne peut imprimer en un point donné que de l'encre ou pas d'encre. La taille, l'espacement et la forme des points sont fixés par la méthode de tramage et la linéature. Toutes les images CMJN et tous les aplats tramés de tons directs sont imprimés en similigravure.

Tramage hybride (EN : hybrid screening, XM screening)

Le tramage hybride combine les méthodes AM et FM dans une même image, en utilisant typiquement des points de type FM dans les hautes lumières et parfois dans les ombres, où des points AM seraient trop petits ou se boucheraient, et des points AM dans les demi-teintes. En flexo, il permet aux dégradés de s'estomper beaucoup plus près de zéro sans le bord net causé par le point minimal imprimable. Les fabricants de clichés l'appliquent dans le RIP ; l'acheteur le perçoit comme des dégradés plus lisses.

Résolution d'image (EN : image resolution; ppi, dpi, lpi)

La résolution d'image décrit le détail à trois stades différents : ppi (pixels par pouce) pour les images du fichier, dpi (points par pouce) pour le périphérique d'imagerie ou la presse numérique, et lpi (lignes par pouce) pour la linéature de la trame. Les images sont typiquement fournies à environ 300 ppi à la taille imprimée finale, et le trait bitmap à 1 200 ppi ou en vectoriel. Confondre les trois est une cause fréquente de fichiers en basse résolution.

Voir : préparation des fichiers d'impression pour l'emballage

Point minimal (EN : minimum dot, highlight dot, bump curve)

Le point minimal est le plus petit point de trame qu'une forme imprimante et une presse peuvent tenir et imprimer de façon régulière ; en dessous, les points disparaissent ou s'impriment avec une rupture brutale. En flexo, le point minimal est typiquement de quelques pour cent, selon le cliché, la linéature et le support, ce qui explique que les dégradés qui s'estompent jusqu'à zéro puissent se terminer par un bord net. La prépresse remonte les tons les plus clairs à une valeur imprimable par une courbe de relèvement (bump curve), ou recourt au tramage hybride.

Voir : préparation des fichiers d'impression pour l'emballage

Angle de trame (EN : screen angle)

L'angle de trame est l'angle selon lequel les rangées de points de trame de chaque couleur sont orientées, choisi de façon que les trames des différentes couleurs forment une rosace fine plutôt qu'un moiré. En offset, le cyan, le magenta et le noir sont couramment espacés de 30°, par exemple à 15°, 75° et 45°, avec le jaune, la couleur la moins visible, à 0°. En flexo, les angles sont généralement décalés de 7,5° par rapport à ces valeurs pour éviter les interférences avec la structure d'alvéoles à 60° de l'anilox.

Linéature (EN : screen ruling, screen frequency, LPI; DE: Rasterweite)

La linéature est le nombre de rangées de points de trame par pouce (lpi) ou par centimètre ; elle détermine la finesse des images imprimées. Les valeurs indicatives sont d'environ 150 à 200 lpi pour l'offset sur carton couché, de 100 à 150 lpi environ pour la flexo sur papier, jusqu'à environ 175 lpi ou plus fin sur film avec des clichés HD, et d'environ 40 à 100 lpi pour la flexo imprimée directement sur carton ondulé. Des linéatures plus élevées montrent plus de détail mais exigent des supports plus lisses, des anilox plus fins et un contrôle plus serré.

Voir : comparatif flexo, offset, héliogravure et impression numérique

Dégradé (EN : vignette, gradient, fade; DE: Verlauf)

Un dégradé est une transition progressive d'un ton ou d'une couleur à un autre, ou vers le support non imprimé. Les dégradés s'impriment en douceur en offset et en héliogravure, mais constituent un défi classique en flexo, car les tons situés sous le point minimal imprimable s'interrompent par un bord visible, et les longs dégradés peuvent présenter des bandes parasites (banding). Les motifs destinés à la flexo terminent souvent les dégradés sur une teinte claire plutôt qu'à zéro, ou l'imprimeur ajuste le dégradé en prépresse.

Voir : préparation des fichiers d'impression pour l'emballage

Épreuves et validation

Les types d'épreuves servant à valider l'emballage avant et pendant la production, et ce que chacun peut ou ne peut pas montrer. Le processus complet de validation figure dans la préparation des fichiers d'impression pour l'emballage, et les étapes d'échantillonnage et de contrôle qualité dans l'échantillonnage et le contrôle qualité des emballages.

Épreuve contractuelle (EN : contract proof, colour proof; DE: farbverbindlicher Proof)

Une épreuve contractuelle est une impression fidèle en couleur, généralement réalisée sur un système jet d'encre calibré selon l'ISO 12647-7, qui simule une condition d'impression définie et sert de référence colorimétrique convenue pour les travaux en CMJN. Elle est vérifiée par la mesure d'une gamme de contrôle, telle que le Fogra Media Wedge, imprimée à côté de l'image. Elle est utile pour le CMJN sur carton blanc et moins significative pour les tons directs sur kraft ou film, où un essai à la raclette ou un échantillon imprimé constitue la meilleure référence.

Voir : Pantone et CMJN en emballage

Échantillon de référence (EN : master sample, approved reference sample)

Un échantillon de référence est un échantillon imprimé signé et validé d'un motif sur le support de production, conservé par l'acheteur et par l'imprimeur comme référence pour chaque tirage suivant. Consigner les valeurs Lab mesurées des couleurs de marque sur l'échantillon de référence en fait une cible chiffrée que d'autres sites et fournisseurs peuvent atteindre. Les échantillons de référence se décolorent et vieillissent : ils sont donc stockés à l'abri de la lumière et remplacés périodiquement.

Voir : échantillonnage et contrôle qualité des emballages

Épreuve PDF (EN : PDF proof, digital proof)

Une épreuve PDF est un fichier numérique envoyé pour validation du contenu et de la mise en page : textes, positionnement sur le tracé de découpe, séparations, codes-barres et mentions réglementaires. Elle ne montre ni la couleur exacte ni le toucher du matériau, et c'est à ce stade que l'orthographe et les textes légaux doivent être vérifiés, car les modifications après réalisation des clichés ont un coût. De nombreux imprimeurs joignent à l'épreuve PDF une vue des séparations afin que l'acheteur puisse confirmer le nombre d'encres.

Voir : préparation des fichiers d'impression pour l'emballage

Bon à rouler (EN : press approval, press check; DE: Druckfreigabe)

Le bon à rouler est la validation de la couleur et du repérage sur la presse de production au début d'un tirage, soit en présence de l'acheteur, soit à distance par photographies et mesures, soit par l'imprimeur par rapport à des cibles convenues. C'est la dernière occasion d'ajuster la couleur ; il est trop tard pour modifier les fichiers. Les feuilles validées ou un tronçon de bobine deviennent la référence des contrôles qualité de ce tirage.

Voir : échantillonnage et contrôle qualité des emballages

Épreuve écran (EN : soft proof)

Une épreuve écran est une simulation du résultat imprimé, gérée en couleur, sur un moniteur calibré, à l'aide du profil ICC de la condition d'impression cible. Elle est rapide et gratuite et utile pour contrôler la mise en page et la couleur approximative, mais les conditions de visualisation à l'écran et le gamut du moniteur en limitent la précision. Elle ne convient pas pour valider des tons directs sur kraft, film ou autres supports non blancs.

Épreuve machine (EN : wet proof, press proof; DE: Andruck)

Une épreuve machine est une épreuve imprimée avec les vraies encres, les vrais clichés et le vrai support, soit sur une presse d'épreuvage dédiée, soit sur la presse de production. C'est la seule épreuve qui montre l'interaction réelle de l'encre, du support et du procédé, y compris l'engraissement du point, l'opacité et le brillant. Comme elle exige des formes imprimantes et du temps de presse, elle est coûteuse et généralement réservée aux nouveaux motifs sur supports critiques ou aux cas où une épreuve contractuelle ne peut pas représenter le résultat.

Repérage et défauts d'impression

Les noms que les imprimeurs et les équipes qualité donnent aux défauts d'impression. Les méthodes d'inspection et les niveaux d'acceptation sont traités dans l'échantillonnage et le contrôle qualité des emballages et dans le glossaire tests, qualité et défauts.

Bandes parasites (EN : banding)

Les bandes parasites (banding) sont des bandes ou rayures visibles dans des zones qui devraient être uniformes. En flexo, elles sont généralement perpendiculaires au sens de défilement et ont des causes mécaniques : marques d'engrenage, rebond de cylindre ou anilox endommagé. En jet d'encre, elles suivent le sens d'impression et viennent de buses bouchées ou défaillantes. Les longs dégradés et les teintes unies en demi-ton les révèlent le plus nettement.

Comblement (EN : bridging, dot bridging, fill-in)

Le comblement (bridging) est la jonction par l'encre de points de trame ou d'éléments fins adjacents : les ombres se bouchent, les textes en négatif se referment et les filets fins fusionnent. En flexo, une cause fréquente est le plongement des points, lorsque des points plus petits que les alvéoles de l'anilox y plongent et prélèvent un excès d'encre, avec une pression excessive ou une faible viscosité de l'encre. Il se maîtrise par le rapport anilox/trame, la pression et l'encre, et par des tailles minimales dans les fichiers.

Impression sale (EN : dirty print)

L'impression sale est une impression flexo présentant des taches aléatoires, des négatifs bouchés et des détails flous, causés par de l'encre séchée, de la poussière de papier ou des fibres qui s'accumulent sur le cliché. Elle empire au fil du tirage et est courante sur les papiers non couchés poussiéreux et avec des encres à séchage rapide. Les remèdes sont le nettoyage du cliché, l'ajustement de la vitesse de séchage de l'encre, le nettoyage de la bande et une pression appropriée.

Bavures (EN : feathering)

Les bavures sont des bords irréguliers et effilochés sur les éléments imprimés, l'encre s'étalant au-delà du contour prévu. Elles peuvent résulter d'une pression excessive, d'une faible viscosité de l'encre, d'une encre qui sèche sur le cliché ou d'une remontée d'encre le long des fibres dans les papiers absorbants. Elles dégradent les petits textes et les filets fins et sont le plus visibles sur le kraft non couché et le papier de soie.

Effet fantôme (EN : ghosting; DE: Schablonieren)

L'effet fantôme est une répétition faible et indésirable d'un élément de l'image qui apparaît ailleurs dans l'impression. En offset, il est généralement mécanique : un grand élément appauvrit l'encre sur les rouleaux toucheurs, de sorte que le passage suivant des mêmes rouleaux imprime une ombre plus claire de cet élément dans un aplat. Il se réduit à la conception en évitant les aplats situés directement dans l'axe d'éléments lourds, et sur presse par les réglages d'encre et de rouleaux.

Halo (EN : halo, haloing)

Un halo est un contour plus sombre autour des bords des aplats, textes ou points imprimés, avec un centre plus clair, typique de la flexo. Il est causé par une pression excessive qui refoule l'encre vers les bords de l'image du cliché. Le même mot désigne un anneau clair autour d'un point et le liséré coloré visible là où le recouvrement ou un défaut de repérage laisse un contour ; il est donc utile de convenir du sens visé.

Pétouille (EN : hickey; DE: Butzen)

Une pétouille (hickey) est une petite tache d'encre entourée d'un anneau non imprimé, ou un point blanc dans un aplat, causée par une particule d'encre séchée, de la poussière de papier ou un débris sur la plaque ou le blanchet. Les pétouilles sont surtout un défaut d'offset et se répètent au même endroit sur chaque feuille jusqu'au nettoyage de la plaque ou du blanchet. Elles sont comptées comme défauts d'aspect lors de l'inspection de l'impression.

Défaut de repérage (EN : misregistration, out of register)

Le défaut de repérage est le désalignement des couleurs imprimées les unes par rapport aux autres, ou de l'impression par rapport aux positions de découpe, de pli ou de soudure. Il se manifeste par des franges colorées, des jours entre couleurs adjacentes, des petits textes multicolores flous ou des logos décentrés sur un panneau. De faibles écarts sont masqués par le recouvrement ; des écarts plus importants proviennent de la tension de bande, de l'étirement du film, du montage des clichés ou de la mécanique de la presse, et le repérage impression-découpe est contrôlé par des repères photocellule sur les machines de transformation.

Points manquants (EN : missing dots, speckle, snowflaking)

Les points manquants sont des zones où les alvéoles d'héliogravure ne transfèrent pas l'encre, produisant un aspect moucheté ou en flocons dans les tons et les aplats. Ils apparaissent lorsqu'un support rugueux ou incompressible ne touche pas chaque alvéole, et sont les plus visibles dans les hautes lumières. L'assistance électrostatique, des supports plus lisses et des rouleaux presseurs adaptés les réduisent.

Moiré (EN : moiré)

Le moiré est un motif d'interférence indésirable qui apparaît lorsque deux motifs réguliers se superposent à des angles ou des fréquences légèrement différents, par exemple deux trames, une trame et la structure d'alvéoles de l'anilox, ou une trame et un motif de l'image comme un tissu. Il se prévient par des angles de trame corrects, par le choix d'une linéature d'anilox suffisamment multiple de la linéature de trame et par un tramage FM ou hybride pour les images problématiques.

Marbrure (EN : mottle, mottling; DE: Wolkigkeit)

La marbrure est un aspect inégal, tacheté ou nuageux dans des zones qui devraient s'imprimer en aplat ou en teinte lisse et uniforme. Elle provient d'une absorption inégale de l'encre par le support, d'un mauvais transfert ou accrochage de l'encre, ou des conditions de presse, et est courante sur les papiers non couchés et recyclés et sur film sans trame de surface. Elle s'apprécie visuellement et peut se mesurer comme variation de densité dans un aplat.

Piqûres (EN : pinholing)

Les piqûres (pinholing) sont de minuscules points non imprimés dans les aplats, là où l'encre n'a pas mouillé ni couvert le support. Les causes incluent une faible énergie de surface sur film, de la mousse dans l'encre à base d'eau, un volume d'encre trop faible, de l'encre séchant sur l'anilox ou le cliché et des défauts de surface du support. Augmenter le volume d'anilox, ajuster l'encre et le traitement ou utiliser une trame de surface sur le cliché les corrige généralement.

Repérage (EN : registration, in register; DE: Passer; NL: register)

Le repérage est l'alignement précis de chaque couleur imprimée avec les autres et de l'impression avec les positions de découpe, de pli, de soudure ou de formage du produit. Les tolérances de repérage dépendent du procédé et sont convenues dans la spécification ; la flexo à tambour central, l'héliogravure et l'offset tiennent un repérage plus serré que la flexo à étages sur film extensible. Les motifs comportant de petits textes multicolores ou des couleurs ajustées au filet exigent un repérage plus serré que des éléments francs et séparés.

Glissement (EN : slur; DE: Schmitz)

Le glissement (slur) est l'étalement ou l'allongement des points et des bords dans le sens d'impression, causé par un glissement entre le cliché ou le blanchet et le support, généralement dû à une pression excessive, à un décalage de vitesse entre cylindres ou à des problèmes de tension de bande. Il assombrit les demi-teintes et rend flous les bords du côté d'attaque ou de fuite. Il se contrôle avec les plages de glissement des gammes de contrôle.

Effet de cannelure (EN : washboarding, fluting)

L'effet de cannelure (washboarding, ou effet « planche à laver ») est un motif rayé sur le carton ondulé imprimé en post-print, où l'encre s'imprime plus fortement sur les sommets de cannelure sous le papier de couverture et plus légèrement entre eux, rendant la structure de cannelure visible dans les aplats et les demi-teintes. Il est plus marqué avec des papiers de couverture fins, des cannelures grossières et des trames fines. Des papiers de couverture plus épais, des cannelures plus fines, des clichés souples et des trames plus grossières le limitent, et le pré-print ou le contrecollage offset l'évitent.

Voir : impression des boîtes à pizza

Les vernis transparents appliqués par un groupe d'impression ou une unité de vernissage pendant l'impression. La dorure à chaud, la dorure à froid et le gaufrage sont définis dans le glossaire des termes de transformation et de fabrication, les complexes dans le glossaire des matériaux, et les finitions d'étuis sont comparées dans les finitions des étuis carton.

Vernis acrylique (EN : aqueous coating, water-based coating; DE: Dispersionslack)

Un vernis acrylique (ou vernis aqueux) est un vernis transparent en phase aqueuse, le plus souvent à base de résines acryliques, appliqué sur l'impression en brillant, satiné ou mat pour sceller l'encre, accélérer la manipulation et résister aux frottements pendant le transport. Il est appliqué en ligne depuis un groupe de vernissage sur les presses offset ou depuis une station flexo et sèche à l'air chaud. Il se distingue d'un couchage barrière en dispersion aqueuse, formulé pour la résistance aux graisses ou à l'eau plutôt que pour la protection de l'impression.

Voir : finitions des étuis carton

Vernis brillant, mat et satiné (EN : gloss, matt and satin varnish)

Brillant, mat et satiné décrivent l'aspect de surface d'un vernis ou d'un couchage : le brillant réfléchit directement la lumière et intensifie les couleurs, le mat la diffuse pour une surface douce et peu réfléchissante, et le satiné se situe entre les deux. Les finitions mates atténuent légèrement les couleurs et peuvent montrer les marques de frottement différemment du brillant. La finition choisie doit être validée sur un échantillon imprimé, car elle modifie l'aspect des tons directs et des images.

Voir : finitions des étuis carton

Vernis machine (EN : overprint varnish, OPV; DE: Drucklack)

Un vernis machine est un vernis transparent imprimé sur l'encre par un groupe d'impression normal ; en offset, c'est traditionnellement un vernis à base d'huile qui sèche comme les encres. Il est peu coûteux et offre une protection et un brillant limités par rapport aux vernis acryliques ou UV. En flexo et en héliogravure, le terme désigne tout vernis transparent passé depuis une station d'impression, souvent à base d'eau ou UV.

Voir : finitions des étuis carton

Vernis sélectif (EN : spot varnish, spot UV; DE: partielle Lackierung)

Un vernis sélectif est un vernis appliqué uniquement sur des zones choisies d'un motif, défini par sa propre forme de vernis, souvent un vernis UV très brillant sur un fond mat pour mettre en valeur logos ou images. Il peut être appliqué en ligne ou hors ligne par flexo, offset ou sérigraphie, la sérigraphie donnant la couche la plus épaisse et la plus tactile. Il exige un repérage serré avec l'impression : les détails de vernis sélectif très fins doivent donc être convenus avec l'imprimeur.

Voir : finitions des étuis carton

Vernis UV (EN : UV varnish; DE: UV-Lack)

Un vernis UV est un vernis transparent polymérisé instantanément par la lumière ultraviolette, offrant un brillant plus élevé, une surface plus dure et une meilleure résistance au frottement et aux rayures que les vernis à base d'huile ou de nombreux vernis acryliques. Pour l'emballage alimentaire, les photoinitiateurs et monomères résiduels peuvent migrer : un vernis UV à faible migration, traité selon les bonnes pratiques de fabrication, est donc nécessaire. Les vernis UV épais peuvent aussi influer sur le pliage et le collage ; les zones de colle sont donc normalement laissées sans vernis.

Voir : finitions des étuis carton

Réserve de vernis (EN : varnish-free area, varnish knockout)

Une réserve de vernis est une partie du motif volontairement laissée sans vernis ni couchage, définie sur la forme de vernis. Les rabats de collage et les coutures en ont besoin pour que l'adhésif adhère au carton, de même que les zones destinées à un codage jet d'encre, un marquage de date ou un thermosoudage ultérieurs. L'absence de réserves de vernis est une cause fréquente de défauts de collage des étuis sur la plieuse-colleuse.

Transformer les termes d'impression en cahier des charges

Une spécification d'impression qu'un imprimeur peut chiffrer et tenir n'a besoin que d'une poignée de ces termes, formulés clairement. Pour une demande d'emballage, les lignes d'impression utiles sont :

  • Procédé d'impression, si vous avez une préférence, ou la raison pour laquelle vous avez besoin d'un procédé particulier (par exemple textes fins, images photographiques, petite série).
  • Nombre de couleurs par face, réparti entre couleurs de quadrichromie, tons directs nommés (Pantone C ou U), blanc de fond et vernis.
  • Cibles colorimétriques : la référence (Pantone, valeurs Lab ou échantillon de référence validé), le support concerné, la tolérance et la formule (ΔE00) ainsi que la condition de mesure.
  • Étapes de validation nécessaires : épreuve PDF, épreuve contractuelle, essai à la raclette sur le support réel, échantillon imprimé ou bon à rouler.
  • Exigences d'encres pour l'emballage alimentaire, telles que des systèmes à faible migration ou sans huile minérale, et la face qui peut être imprimée.
  • Exigences liées à la transformation : développement, position du repère photocellule, zones de colle sans vernis, qualité du code-barres.

Le guide de la demande de devis d'emballage montre où ces lignes se placent dans une demande complète, et le guide sur les facteurs de coût des emballages explique l'effet des couleurs, des clichés et de la couverture sur le prix. 9 Packaging est un fabricant et exportateur d'emballages imprimés basé à Istanbul, en Turquie, qui travaille pour des entreprises, notamment des enseignes de restauration rapide et des chaînes de restauration. Si un terme d'impression figurant sur une épreuve, une spécification ou un devis concurrent n'est pas clair, envoyez-le avec votre demande via notre page contact : il sera clarifié lors de la revue technique.